Les salariés de Tel and com (groupe Mulliez) en grève contre un plan social

Une journée de grève était observée jeudi au sein de l'enseigne de téléphonie Tel and com, appartenant au groupe Mulliez, pour protester contre un plan social concernant à terme l'ensemble des 760 salariés et des 180 magasins, a-t-on appris auprès d'un représentant du personnel.

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"Les trois quarts des boutiques ont rideau fermé, le mouvement parti de Bretagne a éclaboussé tout le reste de la France", a indiqué à l'AFP l'un des représentants du personnel de Tel and com sous couvert d'anonymat. "Il y a un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi, ndlr) en cours de négociation, qui concerne la totalité des salariés, le marché de la téléphonie est mort", a affirmé la même source, qui précise que d'ici un an et demi tous les postes et les magasins devraient être supprimés.

Une quarantaine de salariés, épaulés par la CGT, manifestaient jeudi à Lille devant le siège social de l'entreprise, qui appartient à la famille Mulliez (Decathlon, Auchan...). "Tel and com en colère, y en a marre de la galère", pouvait-on lire sur l'une des pancartes. "On ne sait pas ce qu'on va devenir, on ne nous précise rien", a confié à l'AFP Christophe Lagana, 25 ans, présent à la manifestation de Lille. "On est beaucoup ici à compter sur Tel and com pour notre avenir, dans mon cas j'ai acheté une maison, je vais me retrouver sans revenu, mon magasin à Sin-le-Noble ferme le 14 avril."

La direction a envoyé mercredi un mail en interne pour clarifier la situation. Selon les salariés interrogés par l'AFP, elle ne compte indemniser les licenciements qu'à hauteur d'un cinquième de salaire brut par année d'ancienneté, soit le minimum légal, alors que les salariés réclament un minimum de quatre mois de salaire par année d'ancienneté.

Reclassement ?

Selon M. Lagana, l'entreprise a l'intention de reclasser certains salariés dans les activités de vente en porte-à-porte de systèmes de télésurveillance. La direction n'était pas joignable dans l'immédiat pour s'exprimer. "Le directeur des ressources humaines nous a dit mot pour mot que Tel and com ne nous devait rien, qu'à trente ans et moins (l'âge d'une grande partie des salariés, ndlr) nous n'étions pas perdus professionnellement", s'indigne Elodie Lacourt, salariée de 30 ans à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais).

"Saint-Quentin a été fermé en trois jours, ils ont su la veille qu'ils fermaient, dans certains magasins ils se retrouvent à cinq responsables (mutés suite aux fermetures de leurs magasins respectifs, ndlr) en plus des vendeurs", dénonce-t-elle. Une réunion organisée au siège pour adopter définitivement le PSE avec les représentants du personnel doit avoir lieu le 16 mars.