Le président du LOSC Michel Seydoux se réjouit de l'arrivée de l'arbitrage vidéo

Une caméra placée dans l'axe de la ligne de but permet de confirmer le franchissement ou non par le ballon / © MAXPPP
Une caméra placée dans l'axe de la ligne de but permet de confirmer le franchissement ou non par le ballon / © MAXPPP

La décision a été prise jeudi par la Ligue de Football Professionnel. Il y aura à partir de la saison prochaine une dose d'assistance-vidéo à
l'arbitrage en Ligue 1 avec l'introduction annoncée jeudi de la technologie sur la ligne de but, déjà utilisée en Angleterre et lors du dernier Mondial.

Par @f3nord avec AFP

"C'est une décision unanime de notre conseil d'administration", a déclaré Frédéric Thiriez, président de la LFP, après l'adoption de cette technologie qui permet de déterminer si un ballon a franchi (ou non) la ligne de but.

Cette petite révolution ne touchera que la Ligue 1. La Ligue 2 et la Coupe de la Ligue ne sont pas concernées, pas plus que la Coupe de France. "Il faut désormais établir un cahier des charges et consulter les deux principaux opérateurs : l'Anglais Hawk-Eye et l'Allemand GoalControl. Cela sera entièrement
financé et supervisé par la Ligue
", a précisé M. Thiriez à la sortie du conseil d'administration de la Ligue, soulignant que les prix de ces systèmes avaient chuté.

Michel Seydoux a salué cette décision jeudi soir sur son compte Twitter, la qualifiant de "formidable avancée".


Technologie coûteuse

"J'ai longtemps été réticent car cela avait un coût élevé pour un bénéfice mineur. Ça ne sert que deux à trois fois par an", a estimé le patron de la Ligue, confirmant au passage le principal argument des détracteurs de cette technologie.

A plusieurs reprises par le passé, M. Thiriez avait évoqué un coût de "200.000 à 300.000 euros par stade" pour justifier son refus d'instaurer cette technologie.

"Mais c'est désormais moins cher. Et compte tenu de la baisse considérable des prix, j'ai considéré que la France n'avait pas le droit de rester à l'écart de
ce qui se fait ailleurs
", a-t-il ajouté. "Tout ce qui peut aider les arbitres, je suis pour", a lancé le patron de la Ligue, qui a rappelé être à l'origine de l'utilisation des drapeaux de touche électroniques et des micros et oreillettes qui équipent les arbitres.

"Il n'est pas possible de laisser les arbitres seuls sans leur donner les éléments dont tout le monde dispose", a-t-il conclu.


"Motivé par la baisse du prix"

Utilisée lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil, la technologie sur la ligne de but est déjà en vigueur en Angleterre et entrera en service en Allemagne en début de saison prochaine. L'Italie devrait également l'adopter prochainement et elle sera aussi utilisée lors du Mondial féminin, en juin et juillet au Canada. 

Lors du Mondial brésilien, c'est d'ailleurs le Français Karim Benzema qui était entré dans la petite histoire en étant le premier à marquer en Coupe du Monde un but validé grâce à la GLT (pour "Goal Line Technology"). C'était face au Honduras et l'utilisation du système avait été assez approximative. A la 48e minute du match, Benzema avait envoyé une frappe qui touchait le poteau avant de revenir sur le gardien Valladares en flottant au dessus de la fameuse ligne de but.

Sur les écrans géants, l'inscription "No Goal" était apparue en premier, en référence au début de l'action, avant que le ballon soit touché par le gardien. Dans un deuxième temps, l'inscription "Goal" était alors apparue et l'arbitre avait validé le but.

Plus récemment, le match Marseille-Lyon (0-0) avait été marqué par une action sur laquelle un ballon du Marseillais Ocampos semblait avoir franchi la ligne du gardien Lopes sans que l'arbitre accorde le but, à la grande colère des Provençaux. Frédéric Thiriez a assuré jeudi que cet incident n'avait en aucun cas pesé sur la décision prise par la Ligue. "Cela a été un cheminement lent, mais motivé par la baisse du prix", a-t-il répété.

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