Agression du Kes West : le chauffard, maintenu en détention, sera jugé le 11 septembre

Le chauffard répondra le 11 septembre de son coup de folie, dimanche, sur le parking du Kes West. / © @f3nord
Le chauffard répondra le 11 septembre de son coup de folie, dimanche, sur le parking du Kes West. / © @f3nord

Le chauffard, qui a renversé intentionnellement deux personnes dimanche matin sur le parking du Kes West à Bours, sera jugé le 11 septembre prochain par le tribunal correctionnel d'Arras. Il sera maintenu en détention d'ici là.

Par @f3nord

Selon nos confrères de La Voix du Nord et de l'Avenir de l'Artois, ce jeune homme de 18 ans, originaire d'Arques, devait être jugé ce vendredi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d'Arras. Jeudi, il avait répondu à la convocation des gendarmes de Saint-Pol-sur-Ternois et avait été placé en garde à vue. Son procès sera finalement reporté au 11 septembre à la demande de la famille d'une des victimes, encore hospitalisées, qui n'était pas en mesure de témoigner. D'ici là, le prévenu restera en détention provisoire.

Dimanche dernier à Bours, vers 6 heures du matin, il a renversé intentionnellement deux hommes, originaires d'Abbeville (Somme), avec lesquels il avait eu une altercation à la sortie du Kes West, une boîte de nuit très connue dans le Pas-de-Calais. Les images captées par la vidéo-surveillance de l'établissement sont accablantes et d'une violence extrême. Les deux victimes ont été grièvement blessées : l'une souffre d'une fracture ouverte à la cheville, l'autre d'une fracture du col du fémur et du fémur. 

Video Kes West

Présents au tribunal correctionnel d'Arras ce vendredi, nos confrères de La Voix du Nord ont pu rencontrer le père de l'agresseur. "Mon fils est condamné avant d’être jugé, Il l’a été avant même d’être entendu par la gendarmerie", a-t-il reproché avant de livrer sa propre version des faits. "La discussion a dégénéré en quelques minutes", a-t-il expliqué pour le défendre. "Face à mon fils, qui avait consommé peu d’alcool, et ses amis, il y avait ces individus totalement éméchés, ivres-morts, on les voit d’ailleurs tituber, ils buvaient des canettes de bière sur le parking. (...) les autres, de plus en plus énervés, ont ouvert leur coffre. Mon fils a imaginé le pire. Il a compris que les autres voulaient en découdre, il a cru qu’ils allaient sortir des armes. Il a totalement paniqué et a voulu se protéger, et protéger ses amis. (...) Il aurait dû partir. Aujourd’hui, il est rongé par la culpabilité et par la violence de l’acte qu’il a commis."

Le père de l'agresseur dénonce également l'attitude du patron du Kes West, Jérémy Leroy, qui a montré aux médias les images de vidéo-surveillance. "Il cherche uniquement à redorer son blason en mettant ces vidéos sur la place publique. Il veut se dédouaner. Mais un vigile était à proximité des deux groupes quand tout a dégénéré, et il n’a pas réagi". Selon nos informations, le jeune chauffard n'était pas le propriétaire du véhicule avec lequel il a renversé les victimes qui appartenait à une amie qui l'accompagnait. Il roulait sans permis et est défavorablement connu de la justice et des forces de l'ordre.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus