Barrières levées lors du passage d'un train dans l'Aisne : la SNCF va ouvrir une enquête

© Marty Mcfl / Facebook
© Marty Mcfl / Facebook

Un conducteur a publié sur Facebook une photo montrant les barrières d'un passage à niveau relevées lors du passage d’un train. La SNCF assure qu'il n'y avait "aucun danger" mais va tout de même ouvrir une enquête...

Par France 3 Hauts-de-France

Nous avons encore tous en tête le tragique accident de Millas, lorsque, le 13 décembre dernier, un train avait percuté un bus à un passage à niveau, faisant six morts. Depuis, les enquêteurs ont tenté de définir si les barrières de sécurité étaient bien fermées. 

C'est certainement pour cette raison que cette image, partagée par un internaute sur le réseau social Facebook, a été tant relayée. Supprimé depuis, le post a été partagé plus de 19 000 fois en 24 heures.

Cet automobiliste a posté mardi 9 janvier cette photo d'un passage à niveau à l’entrée de Ribemont barrière levée et feux éteints alors que'un train passe
Cet automobiliste a posté mardi 9 janvier cette photo d'un passage à niveau à l’entrée de Ribemont barrière levée et feux éteints alors que'un train passe

Sur cette photo située à Ribemont, au sud de Saint-Quentin dans l'Aisne, un train passe alors que la barrière est ouverte et les feux éteints... Contactée, la SNCF réseaux assure qu’il n’y avait pas de danger et précise qu'il s'agissait d'un train très lent : il roulait à moins de 5 km/h. Pourtant, la SNCF a diligenté une enquête. 

La marge d'erreur​

L'an dernier, on a compté 111 collisions trains contre véhicule pour 31 morts. La plupart du temps, c'est le conducteur du véhicule, imprudent ou en panne qui est en cause. Mais parfois, aussi, l'erreur provient du train lui-même. Le chiffre n'a rien d'officiel, mais à la SNCF, on appelle ça "le 1%".

Mais comment cela est-il possible ? En cause, entre autres, il y a ce qu'on appelle le "déshuntage". Sans prévenir, votre train, normalement suivi à la trace par des opérateurs, cesse d'émettre sur les écrans : c'est un train fantôme. Conséquence, ni les feux ni les passages à niveau ne se déclenchent...

La bête noire de la SNCF


Et ce problème, bien connu dans l'entreprise, on le doit plus fréquemment à une machine, devenue la bête noire de la SNCF : la X 73500. Si la machine devrait bientôt quitter les voies définitivement, elle continue à rouler sur les petites lignes, notamment picardes. Amiens, Abbeville, Laon, Hirson… Mais aucun trajet pour Paris.

Sauf que ce type de problème peut survenir avec d'autres matériels. Un élément que les enquêteurs vont devoir prendre en compte.


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