Bataille de France - Des cérémonies dans l'Aisne en présence d'Emmanuel Macron selon les règles du déconfinement

Dimanche 17 mai, Emmanuel Macron est en déplacement dans l'Aisne à l'occasion du 80ème anniversaire de la bataille de France et du lancement de l'année "De Gaulle". Des cérémonies organisées selon les règles du déconfinement. On vous explique comment elles vont se dérouler.
Le 17 mai, une cérémonie en hommage aux anciens combattants de La-Ville-aux-bois-lès-Dizy dans l'Aisne est organisée en présence d'Emmanuel Macron.
Le 17 mai, une cérémonie en hommage aux anciens combattants de La-Ville-aux-bois-lès-Dizy dans l'Aisne est organisée en présence d'Emmanuel Macron. © JP.Delance/FTV
"Honnêtement, je n'ai pas plus d'informations à vous donner. J'attends les directives de la préfecture mais pour l'instant, je ne sais pas si je dois fournir du gel hydroalcoolique". Au téléphone Mickaël Gerlot a le ton désolé de ceux qui voudraient aider. À la veille de la venue d'Emmanuel Macron dans à La-Ville-aux-bois-lès-Dizy, le maire de ce petit village de l'Aisne n'en revient toujours pas : "avec le coronavirus, la cérémonie avait été annulée. Et finalement, on n'a appris que deux semaines avant sa visite que le Président viendrait quand même, raconte l'élu. Beaucoup de gens m'ont demandé s'ls pouvaient y assister. Mais c'est une grande désolation parce que c'est limité. Les règles sont strictes à cause du coronavirus. Les rassemblements sont interdits. Donc ça nous gâche un peu le plaisir."


Pas de public 

Dimanche 17 mai, Emmanuel Macron est en déplacement dans l'Aisne pour le 80ème anniversaire de la bataille de France et le lancement de l'année "De Gaulle". Il doit se rendre à Dizy-le-Gros puis à La-Ville-aux-bois-lès-Dizy. C'est là que, le 17 mai 1940, le Colonel Charles de Gaulle, alors peu connu, tenta de s'opposer à l'invasion allemande à la tête d'une division de chars. Deux cérémonies, dont l'ampleur a dû être revue à la baisse compte tenu du contexte de crise sanitaire. Il n'y aura ainsi aucun public admis sur les lieux des hommages.
 
Ainsi, à Dizy-le-Gros, seules une petite dizaine de personnes assisteront à l'hommage du Chef de l'Etat : outre le préfet et le président du Conseil départemental de l'Aisne, des représentants des familles des anciens combattants sont invités. "Le Président dépose une gerbe, salue les invités et part directement sur la deuxième étape", explique-t-on à l'Elysée.


Distanciation physique 

La deuxième étape, c'est La-Ville-aux-bois-lès-Dizy avec là aussi un : sur place, pas plus d'une dizaine d'élus locaux, régionaux et départementaux. Le préfet de région et quelques représentants du 94ème régiment de l'infanterie comptent également parmi les invités. Un chœur de l'armée composé de 4 personnes finit de porter la liste des personnes en présence à une vingtaine au total. Aucun contact entre eux ne devrait avoir lieu, mais le port du masque n'est pas obligatoire : "les deux cérémonies se passent en extérieur et on a la place pour respecter la distanciation physique. Donc il n'est pas obligatoire de porter un masque, précisent les services de l'Elysée. Le parcours du président est défini. Mais comme c'est le cas à chaque cérémonie même en temps hors crise."

Les seuls qui devraient porter un masque sont les membres de l'agence d'image de la Défense qui filme la cérémonie. Difficile en effet de mettre un mètre de distance entre un cameraman et un ingénieur du son par exemple ! Côté presse, un pool de rédacteurs et de photographes nationaux et régionaux représentant toutes les formes de médias assisteront aux cérémonies. Pas plus d'une dizaine. "Il y a suffisamment d'espace pour que la distanciation physique puisse être respectée, redit-on à l'Elysée. Le port du masque n'est pas obligatoire et reste à la discrétion des rédactions."

Attendu à 11h à Dizy-le-Gros, Emmanuel Macron ne restera pas longtemps sur place : "à 12h30/13h, tout est terminé", explique l'Elysée. Et de conclure : "ce n'est pas la première cérémonie qu'on organise depuis le début du confinement. On se tient aux consignes qui sont les mêmes pour tous les Français. En extérieur c'est plus simple et on est rôdés."
 
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