Dans l'Aisne, un homme mis en examen pour homicide volontaire après avoir reconnu le meurtre de Nadège Desnoix à Château-Thierry en 1994

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Écrit par Eric Henry
Le corps sans vie de Nadège Desnoix avait été découvert le 25 mai 1994 sur la contournante de Château Thierry. 27 ans après les faits, un homme de 54 ans a reconnu son meurtre.
Le corps sans vie de Nadège Desnoix avait été découvert le 25 mai 1994 sur la contournante de Château Thierry. 27 ans après les faits, un homme de 54 ans a reconnu son meurtre. © FTV

Dans un communiqué publié jeudi 2 décembre, le parquet de Soissons annonce la mise en examen d'un homme de 55 ans pour le meurtre de la lycéenne Nadège Desnoix en mai 1994. L'individu a reconnu avoir tué la jeune fille de 17 ans à Château-Thierry. Il a été placé en détention provisoire.

Selon les informations communiquées par le parquet de Soissons, c'est le 30 novembre au matin qu'un père de famille âgé de 55 ans a été arrêté sur son lieu de résidence en Ille-et-Vilaine. Il a avoué aux enquêteurs avoir étranglé Nadège Desnoix le après lui avoir imposé une fellation. Il a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire.

Elève en terminale au lycée Jules Verne à Château-Thierry, la jeune fille de 17 ans aurait croisé fortuitement son meurtrier. Le corps de la victime avait été retrouvé lardé de huit coups de couteau le lendemain des faits dans un buisson bordant un chemin au printemps 1994.

L'ADN a parlé 27 ans après

Selon des informations révélées par le Parisien, les enquêteurs de la police judiciaire de Creil et de l'office central pour la répression des violences aux personnes ont identifié le mis en cause grâce à des traces d'ADN recueillies sur l'élastique retenant les cheveux de la jeune fille.

Le meurtrier présumé de Nadège Desnoix a déjà été impliqué et condamné à plusieurs reprises : en 1997, pour des faits d'agression sexuelle sur mineure puis en 2002, pour viol par la cour d'assises de Seine et Marne. Étrangement, son ADN ne figurait pas jusque-là au fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). C'est finalement en raison d'une affaire mineure au regard de son lourd passé judiciaire, pour des violences exercées sur sa compagne à Bar-le-Duc dans la Meuse que les policiers ont procédé au prélèvement.

Un ADN qui s'est révélé identique à celui retrouvé sur le corps de Nadège Desnoix 27 ans plus tôt. L'individu a avoué avoir tué la lycéenne de Château-Thierry lors de sa garde à vue. Le parquet de Soissons indique qu'il a maintenu ses déclarations devant la juge d'instruction.

Des aveux qui en appellent d'autres?

Domicilié en Seine et Marne à l'époque des faits, le parcours du meurtrier présumé de Nadège Desnoix pourrait intéresser les enquêteurs dans des affaires similaires. L'avocate Corinne Herrmann, spécialiste des "cold cases", rappelle que le meurtrier de Karine Leroy, tuée en 1994 à Montceaux-les-Meaux en Seine-et-Marne, n'est toujours pas connu. Des fleurs avaient été retrouvées à proximité du corps de la lycéenne de 19 ans comme ce fut le cas dans le meurtre de Nadège Desnoix.

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