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Frontière franco-belge près d'Hirson : deux groupes de gilets jaunes, deux visions du mouvement

A gauche, les gilets jaunes du rond-point d'Hirson. A droite, ceux du point frontière, côté belge. / © France 3
A gauche, les gilets jaunes du rond-point d'Hirson. A droite, ceux du point frontière, côté belge. / © France 3

Des gilets jaunes continuent de se mobiliser de chaque côté du point frontière d'Hirson-Macquenoise, pour deux opérations différentes, et pas solidaires. 

Par Mickael Guiho

Aller à Paris ? Trop compliqué pour eux. Pendant que ça chauffe à la capitale, ce samedi 23 novembre, les gilets jaunes d'Hirson ont préféré rester sous la pluie et le froid local, afin de maintenir leur campement installé depuis 8 jours sur le rond-point de contournement de la ville.
 

Frites et barrage filtrant


En une semaine de mobilisation, les manifestants ont pu consolider leurs abris de fortune, installer des toilettes, une friterie... Ils se relaient nuit et jour. Des dons alimentaires affluent. La légère blessure d'un gilet jaune vendredi soir, par un automobiliste voulant forcer le barrage, n'a pas déstabilisé les troupes.

Le lieu est carrefour stratégique, à la frontière franco-belge. Mais les manifestants ne bloquent pas totalement la circulation : il s'agit d'un simple barrage filtrant, comme sur de nombreux autres rond-points du département de l'Aisne encore aujourd'hui.
 

Derrière la frontière, des gilets jaunes d'un autre genre


Une action est également menée à quelques kilomètres, côté belge, au point frontière d'Hirson-Macquenoise. Des gilets jaunes belges et français y filtrent depuis quelques temps les nombreux routiers venant des pays de l'Est.

Pour eux, c'est le même combat. "La France est dans le même cas que la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas...", affirme un manifestant.

Interrogés par notre équipe sur place, les gilets jaunes d'Hirson se désolidarisent de cette action, qu'ils jugent extrémiste. Ils entendent continuer leur combat de leur côté, avec bonne humeur si possible, aussi longtemps que nécessaire.

Notre reportage à voir sur la chaîne Youtube de France 3 Hauts-de-France.
 

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