Mort d'Élisa Pilarski : les chasseurs répondent aux accusations de Christophe Ellul

Mardi 10 novembre, lors d'une conférence de presse, Christophe Ellul, le compagnon d'Élisa Pilarski, a remis en cause les récentes expertises et analyses ADN qui incriminent son chien Curtis dans la mort de la jeune femme. Il insiste sur la responsabilité des chiens des chasseurs à courre. 

Guillaume Demarcq, avocat de la société de vénerie "le Rallye de la passion", a réagi aux propos du compagnon d'Élisa Pilarski.
Guillaume Demarcq, avocat de la société de vénerie "le Rallye de la passion", a réagi aux propos du compagnon d'Élisa Pilarski. © FTV
"Manipulation de l'opinion publique", "exercice médiatique hallucinant", "affabulations" : Guillaume Demarcq, l'avocat des chasseurs à courre dans l'affaire de la mort d'Élisa Pilarski ne mâche pas ses mots à propos de la conférence de presse tenue ce mardi 10 novembre par le compagnon de la jeune femme

Des expertises comportementales mensongères ?

Devant les journalistes, Christophe Ellul a remis en cause la fiabilité des rapports d'expertises rendus il y a peu, qui incriminent son chien Curtis et disculpent les chiens de la société de vénerie. "Il a l'air d'être surpris des conclusions des expertises comportementales, mais il y a participé, il était présent, lui et son avocat", rappelle Guillaume Demarcq. "Le seul grief qu'il formule contre ces opérations d'expertise, c'est de dire que le résultat ne lui convient pas.

Pour rédiger leurs rapports, les experts se sont penchés sur "l'origine et le comportement" de Curtis, ainsi que sur la taille des morsures. "Les experts sont vétérinaires, donc ils connaissent parfaitement les animaux, et ils sont experts judiciaires, donc totalement indépendants", ajoute l'avocat. 

Des chiens de chasse disparus ?

Christophe Ellul a également affirmé que cinq chiens de la société de vénerie en question, "le Rallye de la passion", avaient disparu avant de pouvoir être examinés. "C'est dans le dossier. Il manque cinq chiens qui ont disparu, et selon monsieur Sébastien Van den Berghe, le maître d’équipage (...), les cinq chiens sont morts et ont été enterrés dans la forêt, mais il n'y a pas de certificat de décès", a-t-il déclaré.

Des accusations que l'avocat des chasseurs qualifie "d'affabulations", assurant que la totalité des chiens de la chasse à courre ont été examinés.

"Aujourd'hui, le Rallye de la passion se réserve évidemment le droit de porter plainte contre Monsieur Ellul pour les accusations qu'il a formulées hier et qui sont hallucinantes", précise Guillaume Demarcq. "Il a perdu toute mesure. Il est dans une manipulation de l'opinion publique et à un moment, il devra rendre compte de ses mensonges. Ça pourra, le cas échéant, passer par une plainte."

Vers une demande de contre-expertise

En attendant, Alexandre Novion, l'avocat de Christophe Ellul, a annoncé qu'il demanderait un complément ou une contre-expertise à la justice. Pas de quoi décontenancer l'avocat des chasseurs : "S'il veut faire une demande d'acte auprès de la justice, qu'il le fasse.  Le Rallye de la passion et même la vénerie en général n'ont rien à cacher." Il ajoute même : "Je considère que tout ce qui permettra de faire la lumière sur le drame qu'a vécu la famille Pilarski est une bonne chose (...), il faut que toute la lumière soit faite."
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