L'ex-chef d'un groupe néonazi incarcéré pour violences aggravées dans l'Aisne: le caractère racial de l'agression écarté

Jérémy Mourain, ancien chef du groupe néonazi White Wolf Klan (Les Loups blancs) implanté à Ham dans la Somme, a été arrêté et mis en examen pour violences aggravées à Gauchy, près de Saint-Quentin dans l'Aisne. Le caractère racial des violences n'a pas été retenu pour le moment.
Hôtel de police de Saint-Quentin dans l'Aisne, août 2020.
Hôtel de police de Saint-Quentin dans l'Aisne, août 2020. © 2021 Google

Il refait parler de lui. Jérémy Mourain a été inculpé pour violences volontaires aggravées et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d'avoir blessé quatre personnes entre les 14 et 15 juillet à Gauchy dans l'Aisne. 

Jérémy Mourain, 31 ans, est connu pour avoir été à la tête du groupuscule néonazi White Wolf Klan, Loups Blancs en français. Crée à Ham dans la Somme, le WWK est né sur les cendres de Troisième Voie, autre groupuscule qui avait à sa tête Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d'extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Cette organisation avait été dissoute en juillet 2013 par décret du gouvernement après la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric. En 2017, Jérémy Mourain a été condamné à 9 ans de prison notamment pour vols et violences par le tribunal correctionnel d'Amiens.

Plusieurs blessés par balle

Libéré récemment et placé sous bracelet électronique, Jérémy Mourain aurait donc eu une altercation avec un individu à Gauchy dans l'Aisne le soir du 14 juillet. Le lendemain, à la suite de la bagarre et au cours d'un règlement de comptes, Jérémy Mourain aurait commis des violences avec armes sur plusieurs personnes. Le parquet nous indique ce mardi 20 juillet que "quatre individus ont été admis à l’hôpital pour des blessures par balle (plomb) et une blessure par arme blanche". Leur pronostic vital n'est toutefois pas engagé.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Saint-Quentin. Jérémy Mourain a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il a indiqué de son côté au juge d'instruction avoir répondu à une agression. La circonstance aggravante du caractère racial des violences n'a pas été retenue à ce stade des investigations. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société faits divers