Affaire Pilarski : Christophe Ellul confronté à la famille d'Elisa

Ce lundi 29 mars, une confrontation se tient au tribunal judiciaire de Soissons (Aisne) entre Christophe Ellul et la famille d'Elisa Pilarski. Le propriétaire du chien Curtis avait été mis en examen pour homicide involontaire par agression d'un chien, en février dernier. 

Christophe Ellul lors de la conférence de presse du 10 novembre 2020 à Bordeaux
Christophe Ellul lors de la conférence de presse du 10 novembre 2020 à Bordeaux © FTV

Christophe Ellul, propriétaire du chien Curtis, mis en cause dans la mort d'Elisa Pilarski, a été confronté à la famille de sa compagne ce lundi 29 mars au tribunal judiciaire de Soissons. 

Jeudi 4 février 2021, Christophe Ellul a été mis en examen par le juge d'instuction pour homicide involontaire par agression d'un chien. Le 16 novembre 2019, Elisa Pilarski. âgée de 29 ans, enceinte de 6 mois, avait été retrouvée mordue à mort en forêt de Retz où elle promenait son chien Curtis, un American Pitbull Terrier.

"Il est toujours dans le déni"

"Il est toujours dans le déni et refuse d'accepter que son chien est à l'origine de la mort de ma nièce" déplore Vincent Labastarde, l'oncle d'Elisa, à la sortie du tribunal. 

Selon la famille de la jeune femme, le maître du chien n'a pas tout dit et aurait tenté de "modifier" le lieu de l'attaque. Elle s'appuie sur un texto retrouvé dans son téléphone et qui a semé le doute : "Je le fais piquer" avait-il écrit. 

"Il ne se rappelle pas avoir écrit ce message" explique Me Xavier Terquem-Adoue, avocat de la famille d'Elisa Pilarski. "Ça fait maintenant 16 mois que monsieur Ellul est toujours dans le déni, comme depuis le début de l'instruction. Pourtant il y avait tout dans le dossier. Il suffisait de tirer la bonne ficelle".

Vers une fausse piste

Dès le début de l'enquête, Christophe Ellul qui avait découvert le corps de sa compagne, avait pris la défense de son chien en orientant les soupçons vers une chasse à courre qui avait lieu ce même jour. 

"Il n'y a rien dans le dossier qui vient incriminer la chasse à courre" confirme Me Xavier Terquem-Adoue.

En novembre 2020, les résultats des tests ADN effectués sur Curtis et les 67 chiens de l'équipage de vennerie ont établi que la victime avait été exclusivement tuée par Curtis.

 

 

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