Fermeture de la RN2 dans l'Aisne pour rénovation : 18000 véhicules déviés par jour

Depuis ce lundi 31 mai, la RN2 dans l’Aisne est coupée à toute circulation sur le contournement de Soissons et ce, pour trois mois. Des travaux de rénovation ont débuté entrainant d’importantes perturbations du trafic routier.

Certains poids-lourds s'affranchissent des déviations. La DIR en appelle au civisme et promet des contrôles.
Certains poids-lourds s'affranchissent des déviations. La DIR en appelle au civisme et promet des contrôles. © FTV

Le trafic était particulièrement perturbé ce lundi 31 mai à Soissons, dans l’Aisne. La route nationale 2 subit d’importants travaux de rénovation sur 3 kilomètres du contournement de la cité du vase, en particulier sur un pont.

Les 18000 véhicules habitués à circuler sur l’axe joignant Paris au nord de la France, doivent trouver une route alternative.  

Une fermeture inévitable

Pour autant ces travaux, dont le coût s’élève à 5 millions d’euros, étaient inévitables selon la direction interdépartementale des routes.  

"C’est la seule solution techniquement, affirme Olivier Nouhen Directeur de l'opération  des routes à la direction interdépartementale des routes. Puisqu’au niveau de l’ouvrage, on est sur une chaussée qui fait 7m de large donc on n’a pas la place de faire passer les véhicules à côté en faisant les travaux. Rendez-vous compte, pendant un moment on va être obligé de soulever le pont donc forcément personne ne pourra passer dessus".

Temps de parcours rallongés

Les larges déviations prévues pour les poids lourds rallongent leurs parcours d’au moins 45 minutes. Patron d'un groupe de transport à Laon, Bertrand Caille s’adapte mais l’impact est important. "On a des clients qui sont en flux tendu, précise-t-il. C’est-à-dire que l’horaire de départ et d’arrivée sont calculés à 30 mn donc ça veut dire qu’on a même été obligé de faire une information près de nos clients pour un certain nombre de cas".

La DIR en appelle au civisme

La tentation est grande de trouver un raccourci. Résultat, dans le village de Vénizel, les habitants redoutent un afflux de véhicules et ses effets sur un pont déjà vétuste. Face à certains routiers s’affranchissant des déviations, la DIR en appelle au civisme et promet des contrôles.

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