Une macabre découverte dans une maison de Latilly : des animaux morts, 23 chats et un chien vivant dans leurs excréments

Mardi 25 octobre, la brigade de gendarmerie de Fère-en-Tardenois et une équipe de bénévole d’associations de protection animale ont fait une découverte morbide dans une maison de Latilly, dans l'Aisne. Des cadavres d’animaux, des chats et un chien ont été retrouvés vivants, enfermés dans des pièces insalubres de la maison.

Lorsque les bénévoles sont entrés dans la maison, ils ont tout de suite compris. Une odeur très forte, reconnaissable, d’urine d’animaux les a pris à la gorge. C’est à la demande de la gendarmerie de Fère-en-Tardenois, que les membres de quatre associations de protection animale se sont déplacés à Latilly, une commune du sud de l’Aisne, mardi 25 octobre en début d’après-midi.

À la suite d’une plainte pour vol d’animaux, l’enquête de gendarmerie les a menés vers cette famille de deux sœurs d’une trentaine et quarantaine d’années. "Dès notre arrivée dans la maison, on a senti une odeur immonde. On a immédiatement récupéré le chien vivant, un croisé Teckel, qui était dans le garage", explique Jérôme Cordier, responsable juridique de l’association Ani'Meaux.

L’équipe monte ensuite à l’étage et découvre l’horreur, dans la salle de bain. "Le cadavre du chien, un Jack Russel, était enroulé dans un tapis, des cadavres de chats dans de vieilles valises et des boîtes en carton. Nous avons trouvé un cadavre de chien, deux de chats, un d’un lapin et le reste n’était que des os. Nous avons tout mis dans quatre sacs poubelles de 110 litres. Cela doit correspondre à une cinquantaine d’animaux", indique le responsable de l’association.

Mais la découverte macabre ne s’arrête pas là. Les recherches se poursuivent pour les gendarmes et les bénévoles. "Quand on est entrés dans une autre pièce, on a senti une vapeur d’urine tellement forte que ça nous a piqué les yeux", relance Jérôme Cordier. Dans cette pièce, quatre chats vivaient sans litière entre leurs excréments et leur urine, dans le noir, fenêtres calfeutrées par des cartons. Puis, c’est dans une autre salle qu’ils découvrent 19 chats dans le même état. Après le décompte, 23 chats non identifiés et non tatoués et un chien ont été découverts vivant dans des pièces insalubres, enfermés.

Le chien vivant, qui se trouvait dans le garage, était identifié. L’association Ani’Meaux a pu retrouver ses propriétaires, qui l’avaient déclaré volé il y a deux ans, à Coincy, une commune proche de Latilly. Le responsable de l’association en est sûr : "Ces vols et ces maltraitances durent depuis longtemps, car la mère de ces deux femmes avait eu l’interdiction, il y a 15 ans, de posséder des animaux pour ces raisons." Dès la découverte, l’association a publié des alertes sur les réseaux sociaux avec photos et vidéos (contenu sensible) pour retrouver les propriétaires des chats vivants. "Depuis, je reçois de nombreux appels et des photos mais aucune ne correspond aux chats que nous avons retrouvés dans la maison", indique Jérôme Cordier.

Tous les animaux vivants ont été pris en charge par les associations qui ont participé au sauvetage : Chihuahua en détresse, Ani'Meaux, Cat and co et l’association de sauvetage animalier Bamanach. Mais aucun des 24 animaux n’est identifié malgré l’obligation légale, ce qui rend la tâche des bénévoles complexe.

Une enquête est ouverte pour actes de cruauté, détention illégale de cadavres et vol par le parquet de Soissons.

Pour tout signalement de maltraitance : enquetes@animeaux.org et contact@animeaux.org