Usine de Lu-Mondelez à Jussy : la reprise envisagée en mars avec une nouvelle organisation de travail

L’avancée des travaux après l’incendie qui a ravagé la biscuiterie de Jussy pourrait permettre aux salariés de reprendre une partie de l’activité en mars. Si la direction a écarté la possibilité d’un plan social, elle a annoncé une modification des rythmes de travail.

Vue aérienne de l'incendie de l'usine Mondelez à Jussy dans l'Aisne
Vue aérienne de l'incendie de l'usine Mondelez à Jussy dans l'Aisne © SDIS de l'Aisne

L’horizon pourrait enfin s’éclaircir pour les près de 140 salariés et de la cinquantaine d’intérimaires de l’usine Lu-Mondelez de Jussy. La biscuiterie, nichée dans l’Aisne et gérée par le groupe américain, est depuis le 3 septembre en arrêt forcé suite à un incendie. Comme envisagé dès le 5 octobre 2020 par la direction, l’activité d’une partie des lignes de production devrait reprendre dès le 1er trimestre 2021.

En décembre, ils ont affirmé leur volonté de redémarrer la ligne. Au regard des travaux, le délai devrait être maintenu et la reprise se faire en mars.

Un membre du syndicat Force ouvrière

Une phase de négociation

Mais ce n’est pas l’usine de Lu-Mondelez telle qu’ils la connaissaient que les salariés vont retrouver. Une enveloppe de 50 millions d’euros a été avancée pour la mise en œuvre d’un projet estampillé  "nouveau Jussy". "En réunion CSE, le groupe a annoncé son ambition de reconstruire le site de Jussy pas forcément à l’identique, mais avec des lignes modernisées. Ils veulent en faire d’ici 2023 une usine modèle du groupe en Europe", relate un syndicaliste FO.

Le nouveau projet s’accompagne d’une phase de négociation de 3 mois qui débutera le 14 janvier. Si la direction a d’ores et déjà annoncé le maintien des salaires jusqu’en août 2021 et l'absence d'un plan social, le syndicaliste s’inquiète pour les acquis sociaux des salariés. "Il y aura a minima un changement au niveau du rythme de travail, mais nous n’avons pas le détail des autres sujets qui entreront dans le cadre des négociations. On reste dans l’attente et avec certaines craintes."

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