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Après dix ans, Recylex (ex-Metaleurop) achève son plan de continuation

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Le recycleur de métaux Recylex (ex-Metaleurop) a mis un peu plus de distance avec son lourd passif en tant que Metaleurop, en annonçant mardi la fin de son plan de continuation, lancé il y a dix ans.

Par avec AFP

"Le tribunal de commerce de Paris a entériné ce jour la bonne exécution du plan de continuation de l'entreprise", a indiqué Recylex dans un communiqué, signifiant ainsi que le groupe n'est plus juridiquement considéré comme une entreprise en difficulté.

"C'est une performance exceptionnelle compte tenu du montant du passif (du) plan, de sa durée mais aussi des forts aléas économiques rencontrés ainsi que des lourdes procédures judiciaires dirigées à l'encontre de Recylex" depuis 2005, a commenté Yves Roche, le PDG du groupe, cité dans le communiqué.

Le plan de continuation avait été lancé en 2005, deux ans après la fermeture de la fonderie très polluante de Metaleurop Nord, installée à Noyelles-Godault, provoquant le licenciement de 830 personnes. Ce plan prévoyait initialement le remboursement de 50 millions d'euros de dettes jusqu'en 2015, avant d'être alourdi de 16 millions d'euros supplémentaires en 2009 et 2010, conséquence de la condamnation de Recylex après les poursuites judiciaires initiées par 554 salariés de Metaleurop Nord.


Un passé qui a coûté cher

A ce jour, le groupe a remboursé 58 millions d'euros, le versement des 8 millions restants ayant bénéficié d'un délai supplémentaire jusqu'en 2019. A cela se sont ajoutés des frais de réhabilitation environnementale de plusieurs sites, notamment des concessions minières dont les travaux sont toujours en cours.

Au total, Recylex a ainsi payé plus de 85 millions d'euros liés à ce passé, a indiqué une source proche du dossier. Plusieurs procédures judiciaires sont encore en cours, intentées par d'anciens salariés de Metaleurop Nord et les liquidateurs judiciaires de l'entreprise. Recylex a également lancé en 2013 une action en justice, toujours en cours, contre ces liquidateurs.

"Nous pouvons être fiers du chemin parcouru depuis dix ans", a jugé mardi Yves Roche, ajoutant que "plusieurs challenges majeurs pour pérenniser l'avenir du groupe sont encore devant nous". Recylex est en effet toujours à la recherche de financement pour son projet de nouvel outil industriel dans le segment plomb et pour assurer le besoin en fonds de roulement de ses activités en Allemagne.

Des discussions sont en cours avec des "partenaires potentiels", avait indiqué le groupe début novembre.

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