Attentats : la nébuleuse terroriste décryptée

De gauche à droite, première ligne : Abdelhamid Abaaoud, Salah abdeslam, Mohamed Abrini, Foued Mohamed Aggad.
De gauche à droite, deuxième ligne : Bilal Hadfi, Brahim Abdeslam, Omar Ismail Mostefai, Samy Amimour. / © AFP
De gauche à droite, première ligne : Abdelhamid Abaaoud, Salah abdeslam, Mohamed Abrini, Foued Mohamed Aggad. De gauche à droite, deuxième ligne : Bilal Hadfi, Brahim Abdeslam, Omar Ismail Mostefai, Samy Amimour. / © AFP

L'Agence France Presse a minutieusement recensé toutes les personnes convaincues ou soupçonnées d'avoir participé aux attentats de Paris et de Bruxelles. 

Par Emmanuel Magdelaine

Qu’il s’agisse des attentats de Paris, le 13 novembre, ou de Bruxelles, le 22 mars, les enquêteurs soupçonnent qu’un seul et unique réseau ait agi, lié au groupe Etat Islamique. Commandos, organisateurs, soutiens logistiques… L’AFP a reconstitué un organigramme.

Attentats de Paris et Saint-Denis

Neuf hommes ont perpétré ces attaques, tous sont morts aujourd’hui. Les assauts contre les terrasses parisiennes ont, eux, impliqués trois assaillants. L’un des cerveaux de ces tueries est Abdelhamid Abaaoud. Il est mort lors de la descente de police du 18 novembre contre un appartement de Saint-Denis. Chakib Akrouh, 25 ans, s’est fait exploser lors de ce même assaut à Saint-Denis. Brahim Abdeslam enfin, frère de Salah Abdeslam, a déclenché ses explosifs dans un restaurant.

Les coupables désignés des attentats du Bataclan ont pour nom Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad et Omar Ismaïl Mostefaï. Portant ceintures explosives et kalachnikovs, ils ont assassiné 90 personnes.

Trois kamikazes ont perpétré l’attentat manqué du Stade de France, où l’on doit cependant déplorer un mort. On connait le nom de l'assaillant Bilal Hadfi, français résidant en Belgique. Les deux autres terroristes portaient de faux passeports syriens.

Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a perpétré les attentats, a été arrêté le 18 mars à Molenbeek. Il est soupçonné d'avoir joué un rôle clé dans la constitution des commandos parisiens puis d'avoir convoyé les kamikazes au Stade de France. Il assure avoir renoncé à s'y faire exploser. Les enquêteurs le soupçonnent cependant d’avoir été chargé de perpétrer un attentat dans le XVIIIe arrondissement parisien. Mentionné dans la revendication de l'EI, celui-ci n'a jamais eu lieu.

Attentats de Bruxelles

A Bruxelles, ce sont les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, morts en kamikazes, qui ont été reconnus coupables des attentats. Le premier s’est fait exploser à l’aéroport de Zaventem, le second à la station de métro Maelbeek. Le deuxième kamikaze de l’aéroport a été identifié comme Najim Laachraoui. II. Il était aussi l'un des artificiers et coordinateurs présumés des attentats parisiens.

Les autorités belges ont depuis pu appréhender plusieurs personnes. Tout d’abord, Mohamed Abrini, arrêté vendredi à Bruxelles. Il a déclaré être l'homme coiffé d'un chapeau qui a déposé un bagage piégé à l'aéroport bruxellois. Osama Krayem, ensuite, qui est soupçonné d'avoir participé à l'achat des bagages qui ont ensuite été piégés pour l'attaque de l'aéroport, et d'avoir eu un contact avec le kamikaze du métro. Il a été interpellé le même jour. Il a indiqué depuis aux enquêteurs avoir effectivement accompagné Khalid El Bakraoui. 

Un réseau d’organisation

Ces terroristes ont bénéficié d’une nébuleuse de logisticiens et organisateurs. On peut citer les frères Fabien et Jean-Michel Clain, qui ont prêté leur voix à l’enregistrement des revendications de l’EI ou encore Abid Aberkan, arrêté avec Salah Abdeslam et soupçonné de lui avoir fourni sa dernière cachette, à Molenbeek. L’AFP a recensé neuf soutiens potentiels des terroristes, arrêtés ou écroués en France et en Belgique. Certains autres complices sont déjà décédés. D’autres encore, libérés en l’absence de charges sérieuses, sont cependant toujours inculpés. 

Sur le même sujet

Les + Lus