Baromètre des villes cyclables : le Nord-Pas-de-Calais peut mieux faire

Après trois mois de consultation et un total de 113 009 réponses, la fédération des usagers de la bicyclette a publié vendredi 16 mars son baromètre des villes cyclables. 

© MaxPPP
Les notes vont de "plutôt favorable" à "très défavorable". Pendant plusieurs mois, les usagers de bicyclette ont pu donner leur avis sur leur commune via une quarantaine de questions. Leur verdict vient de tomber suite à la publication du baromètre des villes cyclables. Pour les villes du Nord-Pas-de-Calais, on ne peut pas dire que le résultat soit flatteur.

Les notes médiocres des villes nordistes sont à relativiser au vu des résultats du reste de la France. A l'exception de quelques villes comme Strasbourg ou Nantes qui obtiennent de bonnes notes, le baromètre reflète le même constat : les petites reines et leurs usagers ne sont pas à l'aise dans les villes françaises. 

NeufChâtel-Hardelot, mieux notée de toute la région


Dans les Hauts-de-France, les trois villes les mieux notées sont Neufchâtel-Hardelot, Douai et Villeneuve d'Ascq. La ville côtière est notée 3,64/6 et presque tous ses indicateurs sont au dessus de la moyenne : ressenti général, sécurité, efforts de la commune et stationnement. Dans les villes du top 3 nordiste, un point fort revient : les votants trouvent que se déplacer à vélo dans leur ville est agréable.

Faches-Thumesnil en revanche fait figure de mauvais élève en obtenant la pire notre possible : un G (soit "très défavorable"). Les cyclistes reprochent le manque d'infrastructures comme le stationnement ou des panneaux d'indication.

Capture d'écran des résultats du baromètre des villes cyclables
Capture d'écran des résultats du baromètre des villes cyclables

 


Un vrai effort fourni à Lille


Dans le cas de Lille, les plus gros reproches adressés par les votants sont les suivants : des solutions alternatives ne sont pas proposées en cas de travaux, et trop de véhicules garés sur les itinéraires cyclables. Pour Yannick Paillard, le président de l'ADAV (Association droit au vélo), il reste encore beaucoup à faire pour que les cyclistes se sentent à l'aise : "Dans certaines zones comme la rue des Postes, les cyclistes ne se sentent pas en sécurité. Il faut à la fois apaiser la circulation automobile et aménager des itinéraires cyclables." 

Cependant, il tient à rappeler que le sujet du vélo intéresse de plus en plus. Pour Lille, plus de 2000 personnes ont répondu au questionnaire, un chiffre important en comparaison avec d'autres communes. "Cela prouve une vraie ferveur pour la question." D'autre part, Yannick Paillard estime qu'un vrai effort est fourni par la municipalité lilloise en faveur des cyclistes, notamment depuis le nouveau plan de circulation.

 

 

Une question "politique"


Interrogé par France 3, Yannick Paillard juge que les résultats du baromètre traduisent un manque de volonté politique. "Le vélo c'est politique", résume-t-il. Le président de l'ADAV cite par ailleurs quelques exemples de communes qui se sont engagées à améliorer leurs aménagements. Parmi elle, Bailleul, Béthune ou encore Saint-Laurent-Blangy et Bruay-la-Buissière. Les petites communes ne sont donc pas en reste. 

Tous les résultats sont à retrouver sur Parlons-velo.fr

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vélo économie transports