Belgique : sur les traces de Barbara

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Vingt ans après sa mort, les hommages à Barbara et à sa carrière se multiplient : biographie, film, concert de reprises... France 3 a traversé la frontière belge pour marcher dans les pas de Monique Serf, avant qu'elle ne devienne Barbara. 

Par Christelle Massin avec Inès El Kaladi

Lorsqu'on se plonge dans le passé de Barbara, la Belgique et, plus précisément, Bruxelles s'imposent. C'est là que tout a commencé pour elle. 

 

Des débuts cahotiques


Dans les années 1950, alors qu'elle n'était pas encore Barbara, la chanteuse quitte Paris et la France sur un coup de tête. "Pour elle la France était synonyme de malheur alors elle est partie à Bruxelles pour rejoindre un cousin", explique Clémentille Deroudille, commissaire de l'exposition de la Philharmonie de Paris consacrée à Barbara. "A l'époque la Belgique est un terreau de cabaret, un endroit où on pouvait chanter.Monique Serf choisit là-bas le nom de Barbara Brodi

Barbara, les années belges


Le succès ne vient pas tout de suite. Jean-François Kervéan publie une biographie de l'artiste intitulée "Barbara, la vraie vie" à l'occasion des vingt ans de sa disparition. Il raconte qu'elle "erre dans Bruxelles pendant près de deux mois dans une misère presque plus noire que celle d'Edith Piaf". 

1954, le début du succès


Sans argent, amis, ni famille, Barbara fait tout de même une belle rencontre : Claude Sluys, étudiant en droit et magicien. Ils se marient en 1953. Julie Bonnie, musicienne et romancière, s'est plongée sur l'histoire de ce couple. "Claude organisait des concerts pour elle. Il lui dit chante... et elle chante", décrit-t-elle. Au départ les scènes sont modestes. Les spectateurs, rares. "La légende dit que personne ne l'écoute, mais elle s'accroche et lui croit en elle."

Barbara en compagnie de Claude Sluys, son mari / © Philharmonie de Paris
Barbara en compagnie de Claude Sluys, son mari / © Philharmonie de Paris


A l'automne 1954, la voix de la jeune chanteuse résonne dans un atelier d'artiste de Marcel Hastir. Si les murs pouvaient parler ? Jacqueline Pacaud, présidente de l'atelier en est certaine : "Ils nous diraient que le public a été très surpris de la présence et du talent de Barbara". Pourtant, à l'époque, elle se contente de reprendre d'autres grands artistes. Comme Jacques Brel, qu'elle retrouvera quelques années plus tard sur la plage de Blankenberg.



Barbara retrouve ensuite la France, après ce court exil qui lui a permis de devenir l'artiste que l'on connaît.



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