Belgique : non, le père de la romancière Amélie Nothomb n'est pas décédé à cause du coronavirus

Amélie Nothomb en février 2019. / © MAXPPP
Amélie Nothomb en février 2019. / © MAXPPP

L'information publiée dans un premier temps par l'ambassade de la Belgique en Thaïlande a été démentie. L'ancien diplomate belge serait décédé d'une crise cardiaque.

Par AFP

L'ancien diplomate belge Patrick Nothomb, père de la romancière Amélie Nothomb, est décédé à l'âge de 83 ans, a-t-on appris mercredi.

Une première information émanant de l'ambassade de Belgique en Thaïlande et liant ce décès au coronavirus a été "démentie" en fin de journée selon l'agence de presse Belga. Belga et le quotidien La Libre Belgique ont affirmé, sans citer nommément leur source, que l'ancien diplomate était "décédé d'une crise cardiaque".
 

De son côté le ministère belge des Affaires étrangères "n'a pas eu connaissance" de la cause du décès, selon un porte-parole joint par l'AFP.

Dans l'après-midi, l'ambassade de Belgique en Thaïlande, où Patrick Nothomb a été en poste de 1985 à 1988, avait annoncé sur sa page Facebook qu'il était "l'une des victimes belges du Covid-19". Dans ce post, qui avait été supprimé mercredi soir, l'ambassade faisait part de sa "profonde tristesse", et présentait ses condoléances à "son épouse, ses enfants André, Juliette et Amélie, et ses petits-enfants".

 

Carrière d'ambassadeur en Asie


Patrick Nothomb a eu une longue carrière de diplomate à partir des années 1960. Il a notamment été ambassadeur de Belgique dans plusieurs pays d'Asie, en Birmanie, en Thaïlande et plus longuement au Japon (1988-1997). Il y avait déjà été consul général à Osaka (1968-72). Patrick Nothomb était devenu un spécialiste du Nô, l'un des styles du théâtre japonais.

Ces séjours en famille au Japon ont fortement inspiré sa fille Amélie dans son travail de romancière, notamment dans "Stupeur et tremblements" où elle met en scène une jeune femme – son double – en proie au déracinement, se heurtant aux codes inconnus d'une terre exotique.

Le livre, adapté ensuite au cinéma, avait obtenu en 1999 le Grand prix du roman de l'Académie française. Depuis près de trente ans, la romancière prolifique – révélée par "Hygiène de l'assassin" (1992) – s'affiche régulièrement parmi les meilleures ventes littéraires dans le monde francophone.
 

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