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La Belgique va à son tour rapatrier de Syrie six enfants de jihadistes devenus orphelins

Le camp d'Al-Hol, en Syrie. Photo d'illustration. / © MAXPPP
Le camp d'Al-Hol, en Syrie. Photo d'illustration. / © MAXPPP

Quelques jours après la France.

Par Q.V avec AFP

La Belgique va rapatrier depuis des camps sous contrôle kurde en Syrie six enfants belges de jihadistes désormais orphelins, a annoncé jeudi le ministre belge des Finances Alexander De Croo.
 

"Ce sont des enfants qui sont nés dans notre pays et qui aujourd'hui n'ont plus de parents", a dit le ministre à la radio publique flamande Radio Een (VRT), en soulignant que la France, les Pays-Bas ou la Norvège avaient pris récemment des décisions similaires.

Ce rapatriement, dont le calendrier n'a pas été précisé, a été décidé mercredi lors d'un conseil des ministres restreint.

 

Quatre ont plus de 10 ans

Après cette réunion, le chef de la diplomatie belge Didier Reynders avait annoncé la signature d'un accord de principe avec les autorités du Kurdistan irakien, portant sur la possibilité de faire transiter ces enfants via la frontière avec l'Irak et la ville d'Erbil.

Parmi les six enfants concernés, quatre ont plus de dix ans, selon Alexander De Croo. Jusqu'alors les autorités belges insistaient sur leur volonté de faciliter le rapatriement d'enfants de moins de dix ans.

 

"Ces enfants n'ont pas fait de choix"

Mais "ce sont des enfants qui sont seuls dans ces camps, qui n'ont plus aucun soutien. Il n'est pas question de reprendre les parents qui ont choisi de faire partie de groupes terroristes. Mais ces enfants n'ont pas fait de choix", a justifié le ministre.

Selon les médias belges, il y aurait encore entre 50 et 60 enfants mineurs (moins de 18 ans) dans les trois camps kurdes de Al-Hol, Roj et Aïn Issa, en Syrie.

La Belgique est un des pays européens ayant fourni les plus gros contingents de combattants étrangers dans les rangs jihadistes contre le régime Assad.

Les autorités ont recensé plus de 400 départs d'adultes belges depuis 2012, dont environ 150 étaient considérés encore "actifs sur place" fin 2018.
 

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