BREXIT. Le Nord et le Pas-de-Calais vont faire partie d'un “comité du Détroit” : c'est quoi ? A quoi ça sert ?

Les 5 collectivités autour du Détroit ont décidé de créer un instance commune / © Google earth
Les 5 collectivités autour du Détroit ont décidé de créer un instance commune / © Google earth

Nord + Pas-de-Calais + Kent + Zélande + Flandre = Comité du Détroit.

Par AFP

Cinq collectivités régionales françaises, anglaises, belges et néerlandaises lancent ce mercredi un "comité du Détroit", une "instance informelle" visant à "entretenir des relations humaines, culturelles et économiques" des deux côtés de la Manche et de la mer du Nord après le Brexit.

Le département du Pas-de-Calais et le comté britannique du Kent ont initié le projet en 2019, rejoints par la province néerlandaise de Zélande, la province belge de Flandre occidentale et le département du Nord. "On va faire en sorte de pouvoir peser sur nos Etats et faciliter les choses à nos concitoyens avec les contraintes qui s'imposeront à nous" avec le Brexit, explique Mireille Hingrez-Céréda, vice-présidente du conseil départemental du Pas-de-Calais, soulignant les liens "amicaux, économiques et historiques" "évidents" entre les littoraux des deux côtés de la mer. 

Pour sa conférence de lancement, le comité attend 200 personnes à Arras mercredi afin de proposer des "projets de coopération" autour de la transition écologique, du développement économique et de la jeunesse que les collectivités signataires pourront éventuellement financer.
 

"Continuer à travailler ensemble"


"Ce comité formalise de la meilleure des manières les nombreuses initiatives qui existent entre nos provinces", estime Mike Whiting, membre du cabinet pour le développement économique du comté du Kent, soucieux de "continuer à travailler ensemble". 

On ignore pour l'instant si ce comité disposera d'un budget propre. Un bureau exécutif devrait se réunir tous les deux mois. "Les conséquences du Brexit pourraient toucher surtout nos provinces, l'impact pourrait être assez énorme", juge Anita Pijpelink, députée de Zélande, évoquant l'activité du commerce maritime des grands ports néerlandais et la pêche.

Depuis la sortie officielle du Royaume-Uni de l'Union européenne, Londres et Bruxellesdisp osent d'une période de transition de 11 mois pour négocier un accord, sans quoi leurs échanges pourraient se retrouver très perturbés.
 

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