Les bus de Lille, Dunkerque, Arras... s'arrêtent une minute en solidarité avec le chauffeur de bus agressé à Bayonne

En signe de soutien et de solidarité à Philippe Monguillot et à ses proches, les bus et les transports en commun de nombreuses villes du Nord et du Pas-de-Calais se sont arrêtés ce mercredi soir à 19h30, pour une minute, comme partout en France. 

Des fleurs accrochées à l'arrêt du trambus où Philippe Monguillot a été agressé dimanche 5 juillet.
Des fleurs accrochées à l'arrêt du trambus où Philippe Monguillot a été agressé dimanche 5 juillet. © Maxppp - Jean-Daniel Chopin / Sud-Ouest
L'agression du chauffeur de bus Philippe Monguillot, dimanche 5 juillet, à Bayonne, à un arrêt de bus, a soulevé une vague d'émotions, partout en France. Les bus, métros, et tramways des réseaux de transports en commun des villes françaises se sont arrêtés ce soir à 19h30 (heure à laquelle Philippe Monguillot a été agressé) pour une minute avant de reprendre leur route.

 La participation à ce mouvement a été très suivie, de Boulogne à Valenciennes, de Lille à Lens, en passant par Dunkerque, Douai ou Arras. Les passagers ont été invités à suivre ce mouvement et à participer à la minute de silence en soutien à Philippe Monguillot et à ses proches.  

"Mort cérébrale"

Âgé de 59 ans, le chauffeur de bus est en état de "mort cérébrale". Dès dimanche soir un homme d'une trentaine d'années a été arrêté, précédant quatre autres interpellations lundi 6 juillet. De source policière, l'agression aurait été effectuée après le refus du chauffeur de bus de laisser monter quelqu'un dans le bus sans masque et accompagné d'un chien. Le conducteur aurait alors fait descendre du bus, par la même occasion, quatre personnes non masquées.  Roué de coup et blessé à la tête Philippe Monguillot a été hospitalisé inconscient et dimanche soir au centre hospitalier de la côte basque à Bayonne.  

Tentative d'homicide volontaire ? 

Quatre personnes, sur les cinq arrêtées, devaient être mises en examen par le parquet, dont deux pour tentative d'homicide volontaire. Les deux suspects en question, soupçonnés d'avoir voulu tuer sont âgés de 22 et 23 ans. La détention provisoire a été demandée à leur encontre.  
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