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Comment Paris-Roubaix est vraiment devenu “l'enfer du Nord” en 1968

Des images de Paris-Roubaix 1968 / © INA/FRANCE 3
Des images de Paris-Roubaix 1968 / © INA/FRANCE 3

Une deuxième naissance. La course cycliste Paris-Roubaix est devenue l'enfer du Nord en 1968. Cette année-là, le parcours de la course a été entièrement modifié

Par EM/JLD

Paris-Roubaix 1968 c'est l'histoire d'une course qui écrit une nouvelle page de sa légende. L'enfer du nord, cette année-là porte bien son nom. 
En témoignent les interviews d'après-course de grands noms du cyclisme rescapés des pavés. "Il y avait beaucoup plus de pavés que les années précédentes", affirmait par exemple Raymond Poulidor. "Je ne suis pas si je suis seul mais les 30 derniers kilomètres, je n'ai rien vu", renchérissait Jean Stablinski. 

Comment le Paris-Roubaix est vraiment devenu "l'enfer du Nord" en 1968


Pour Pascal Sergent, historien de la course, cette année-là, un mois avant mai 68, c'est le Paris-Roubaix qui fait sa révolution. L'année précédente, la course avait été presque ennuyeuse. La course est en danger. Le goudron a peu à peu recouvert les pavés et on ne compte plus que 22 kilomètres pavés dans Paris-Roubaix.

La course passe par l'Ouest (Arras) et va changer en passant par l'Est (Valenciennois). "Cette édition avait été banale, pas captivante. Jacques Goddet, patron de l'Equipe, avait été particulièrement déçu par le déroulement monotone de la course", raconte Jean-Marie Leblanc sur France Bleu Nord.


De nouveaux secteurs pavés et surtout la Trouée de Wallers-Arenberg vont faire leur première apparition en 1968. 

le coureur nordiste Jean Stablinski qui avait travaillé dans les mines étant gamin, propose alors avec un autre champion nordiste Edouard Delbergue, ce tronçon qui va devenir le plus difficile de la Reine des Classiques. Une ligne droite de 2400 mètres symbole d'une course qui prend alors une autre dimension. "Les coureurs avaient l'habitude de leur parcours habituel et d'un seul coup, on change tout", raconte Pascal Sergent.

1968, année héroïque


Ce 7 avril 1968, c'est le plus grand champion belge de tous les temps qui arrive le premier sur la piste du vélodrome. Eddy Merckx remporte au sprint devant Van Springel la première de ses trois victoires sur Paris Roubaix. 

Loin derrière, Philippe Crépel termine 44ème de cette édition hors-normes (sur 134). Une dernière place qui le fera entrer dans la légende. 

Comme un hommage, le Vélo Club de Roubaix lui a offert sa plaque aux côtés du vainqueur dans les célèbres douches autrefois utilisées par les coureurs. 



 

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