Coronavirus : respecter une distance d'un mètre et demi est-il vraiment suffisant ?

Un virologue belge suggère d'accroître davantage la "distanciation sociale" entre les personnes pour éviter tout risque de contamination.
© FREDERIK GILTAY / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
Un mètre de distance en France ou en Italie, un mètre et demi en Belgique et aux Pays-Bas, deux mètres en Allemagne... À chaque pays ses préconisations, pour enrayer la propagation du coronavirus, même si les gestes barrières restent sensiblement les mêmes partout.

 

"Distanciation sociale"


Mais alors que la Belgique recommande une "distanciation sociale" plus grande distance qu'en France, Marc Van Ranst, virologue à la KU de Louvain, a ouvert le débat sur un possible élargissement de cette règle.

La révision de cette recommandation  devrait être "l’une des questions à discuter", a estimé le virologue, qui s'est exprimé plusieurs fois dans les médias belges depuis le début de la pandémie et qui s'appuie sur une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui indique que les gouttelettes émises lorsque l'on tousse ou que l'on éternue peuvent être projetées à une distance supérieure à un mètre et demi (jusqu'à huit mètres, dans une atmosphère chaude et humide).
 

"Les particules peuvent en effet aller au-delà d'un mètre et demi", a-t-il précisé auprès du média flamand VRT Nieuws. "Mais la plupart d'entre elles, et le risque de contamination, sont projetées dans ce premier mètre et demi."

Et à la RTBF, il confirme : "la plupart des gouttelettes émises ne volent pas à plus de un mètre et demi. Et la plupart du temps aussi, les Belges ont bien intégré la technique qui consiste à tousser ou éternuer dans le creux de son bras pour éviter la dispersion."

Les Français, qui se tiennent toujours à un mètre les uns des autres, devront peut-être revoir à la hausse leur distance à la hausse.
 
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