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Benjamin Pavard : 10 choses à savoir sur ce défenseur nordiste à l'ascension fulgurante

© AFP/MAXPPP/INSTAGRAM/MONTAGE FRANCE 3
© AFP/MAXPPP/INSTAGRAM/MONTAGE FRANCE 3

Tuche, PSG, LOSC, Jeumont, années 80... On vous dresse le portrait en 10 points de Benjamin Pavard, bien parti pour être la révélation de l'équipe de France à la Coupe du monde en Russie. Un Nordiste de 22 ans à l'ascension fulgurante, titulaire très probable face à l'Australie !

Par EM

1. Pavard = Jeff Tuche = Adrien Rabiot

Sur Snapchat, c'est la blague à la mode au sein de l'équipe de France. Mbappé, Mendy ou Rami s'amusent tous à appeler régulièrement Benjamin Pavard "Jeff Tuche". A cause de ses cheveux bouclés ? Ou des origines nordistes communes avec Jean-Paul Rouve ?  

Mendy et Mbappe appelle Pavard Jeff Tuche


"Jeff Tuche, c'est bien marrant, mais bon, je lui ressemble pas du tout..." répond Pavard à ce nouveau surnom.

Onze Mondial

Pavard est surnommé Jeff Tuche par Mbappé et Mandy ! On comprend pourquoi !


Au centre de formation du LOSC, le surnom de Benjamin Pavard était plutôt "brebis". Mais son petit nom le plus connu est "Pavardinho", à la Brésilienne, en référence à sa précocité et sa bonne technique.
 

Eurosport

On a demandé à Benjamin Pavard ce qu'il pensait de son surnom "Jeff Tuche" https://bit.ly/2MqwYHg


A noter que Pavard est aussi parfois confondu avec Adrien Rabiot, joueur du PSG non sélectionné pour la Coupe du monde. "Avant, avec les Espoirs, on me confondait avec Adrien Rabiot, racontait Benjamin Pavard à France Football en mars dernier. Un jour, pendant un rassemblement au Mans, je passe devant des supporters à la sortie de notre hôtel et là j’entends : 'Eh Rabiot !' Je regarde, mais je passe sans m’arrêter et là j’entends : 'Mais il a la grosse tête, Rabiot !', c’était assez drôle."
 


 

2. Fils unique


Benjamin Pavard, né à Jeumont (près de Maubeuge dans le Nord) en 1996, est fils unique. Il le reconnait lui-même, il est très "famille, cocon...". Exemple : quand il est entré en 6e, il vivait dans une famille d’accueil et supportait mal l’éloignement avec les siens. «Comme on venait moins souvent, ça l’inquiétait, rapporte son père dans Libé. Du coup, il a développé un psoriasis au cuir chevelu. Il nous a demandé un portable, et le psoriasis a disparu. Ça voulait dire qu’il cherchait des solutions.»

Ses parents jouent un rôle déterminant dans sa carrière : «Ils se sont investis dans son développement personnel pour lui permettre de réaliser son rêve, raconte Jean-Michel Vandamme, le directeur du centre de formation de Lille.

Sa mère est secrétaire dans un hôpital et son père magasinier à l’hôpital de Maubeuge. A Stuttgart, ses parents font souvent le déplacement depuis Maubeuge et en profitent pour lui ramener des plats faits maison.

A noter que son agent Joseph Mohan, qui le suit depuis ses 16 ans, est également très "fusionnel" avec lui. 
 

3. Une formation 100% nordiste


Benjamin Pavard a débuté le foot à l'US Jeumont, le même premier club que Jean-Pierre Papin. Son entraîneur y a notamment été son père Frédéric, qui a joué jusqu'en 3ème division française avec Maubeuge. 

A 10 ans, il est répéré par le LOSC et va y finir sa formation pendant presque 10 ans. "Partout où on allait jouer, Benjamin éclaboussait les matches... Le papa a donc donné son accord. Au début, il a été accueilli en famille d'accueil. La maman allait le voir pour faire ses devoirs avec lui. Il était très suivi", se souvient Fabrice Denhez, son entraîneur en U11.

Pavard intègre une classe de sports-études à Lambersart, puis le Pôle Espoir de Liévin. "Je n’ai pas fini mes études car je suis passé pro. Il ne faut pas en parler, les gens vont dire que je n’avais pas de diplômes", explique-t-il dans Libération


1,074 mentions J'aime, 94 commentaires - Benjamin Pavard (@benpavard21) sur Instagram : ""


Il signe son premier contrat pro en 2014 au LOSC. «Il avait beaucoup d’aplomb, de caractère, de personnalité. Il tentait des choses difficiles. Ça pouvait passer pour de la suffisance vu de l’extérieur. Mais il était mature, réservé, à l’écoute», se souvient Jean-Michel Vandamme, responsable du centre de formation. 


4. LOSC : une histoire qui finit par un divorce


Le 31 janvier 2015, à Nantes (1-1), Benjamin Pavard joue son premier match avec les pros. Il a alors 18 ans. A ses côtés, un certain Djibril Sidibé, celui-là même que le Maubeugeois côtoie au même poste en équipe de France.

Son entraîneur de l'époque s'appelle René Girard : "J'avais été agréablement surpris, puisqu'il s'était très bien fondu dans le groupe des pros, même s'il avait été appelé au dernier moment. Je crois même l'avoir fait jouer aux trois postes, à droite, à gauche et dans l'axe. Je me rappelle d'un garçon avec de la personnalité, une facilité technique. Ce n'est pas vraiment étonnant de le voir où il est aujourd'hui. Il continue de me surprendre", explique-t-il à France Football

FC Nantes - LOSC Lille (1-1) - Résumé - (FCN - LOSC) / 2014-15


Mais quelques mois plus tard, le courant passe moins bien avec le nouveau coach lillois, Frédéric Antonetti. Pavard est peu à peu écarté du groupe : «J’ai été un peu dur mais ses certitudes lui jouaient des tours, rappelle Antonetti. Il n’était pas assez rigoureux. Sortir de son cocon, aller en Allemagne, lui a fait du bien. Il a du caractère : sous ses airs timides, il n’a pas froid aux yeux. Il se cherchait

Impatient, Benjamin Pavard ? Sûr de lui en tout cas. 

«Benjamin peut paraître arrogant mais il a surtout vachement confiance en lui, se souvien Jean-Michel Vandamme dans Libération. Il était impatient, persuadé d’avoir sa place. Benjamin a perdu confiance, s’est braqué. Je voulais qu’il reste, c’était "le" joueur pour notre avenir.»

«Lille était mon club de cœur, mais je ne sentais plus la confiance, je sentais que je n'allais plus avoir de temps de jeu. Je devais penser à ma carrière, à enchaîner les matches. J'ai préféré aller voir ailleurs pour avoir du temps de jeu.» Pavard a besoin de partir et le LOSC besoin d'argent. Le VFB Stuttgart, club de deuxième division allemande, remporte la mise pour 5 millions d'euros. 

5. Il a réussi une saison exceptionnelle à Stuttgart


Après une première saison en D2 et une montée immédiate, Benjamin Pavard explose complètement à partir d'août 2017 et devient un pilier du club allemand. Ses statistiques sont impressionnantes.

Il a joué cette saison 34 matchs sur 34. Un record en Bundesliga. Elu meilleur jeune du championnat allemand en février 2018, il aussi été le défenseur ayant réalisé le plus d'interceptions. 

Il a même marqué son premier but le 29 octobre 2017. "L'Allemagne m'a appris la rigueur, explique-t-il à France Football. Au début, le coach me gueulait beaucoup dessus. Il m'observait et ne me lâchait pas. Je faisais des choses qui ne servaient à rien, des petits extérieurs ou des sombreros qui ne lui plaisaient pas. Il avait raison, je l'ai remercié pour ça. Aujourd'hui, je ne prends plus ce genre de risques et je dégage le ballon. Je me sens épanoui. L'Allemagne m'a fait énormément évoluer.»

Pavard à Stuttgart : highlights


6. 1ère sélection en équipe de France (il n'a jamais perdu en Bleu !)


«J'appelle tout de suite mes parents, ils sont en pleurs. Ils m'annoncent que je suis sélectionné. Sur le coup, je n'y crois pas et après quelques secondes, je me mets aussi à pleurer. Après avoir raccroché, je vais voir la liste, j'y suis. Mon cœur battait à dix mille à l'heure.» Benjamin Pavard se souvient bien de sa 1ère sélection en équipe de France, le 2 novembre 2017. 

Il entre en jeu à la mi-temps contre le Pays de Galles à la place de Christophe Jallet.



Une sélection surprise sauf pour les observateurs du foot français. Il faut rappeler que le Nordiste avait déjà été sélectionné 4 fois en U19 et 15 fois en équipe de France Espoir.

Equipe de France : Rencontre avec... Benjamin Pavard I FFF 2018

Jouer en équipe de France, c'est inespéré. Etre dans les 23, incroyable, impensable. Il était à Lille le jour de l'annonce de Didier Deschamps : "J'étais avec ma famille, mon agent et tous mes proches et forcément ce n'est que de la joie. Quand on peut disputer une Coupe du monde à mon âge c'est extraordinaire, il n'y a rien de plus beau."

Pavard compte désormais 6 sélections en Bleu et va donc jouer ce samedi son premier match de Coupe du monde. 

Sur Twitter, l'agent de Benjamin Pavard relève cette statistique étonnante : l'équipe de France n'a jamais perdu (en 22 matchs, toutes sélections confondues -U19, espoirs, A-) avec Pavard dans ses rangs.



7. Un milieu de terrain passé défenseur central et qui joue aussi arrière droit


C'est peu connu mais Benjamin Pavard a été formé au poste de milieu défensif avant d'être repositionné défenseur en fin de formation au LOSC. "Ce qui lui a permis de franchir un autre cap, c'est le fait d'être passé de milieu défensif à défenseur, explique son entraîneur de l'époque Stéphane Dumont. Il devenait alors quelqu'un d'important à un poste qui mettait davantage en valeur sa qualité de relance. Mais qui le sanctionnerait également à la moindre facilité. Il l'a emmagasiné et ça l'a énormément fait progresser. Ce repositionnement, je me souviens, c'était lors d'un match à Dunkerque avec les U19. Je lui ai expliqué que j'allais le mettre derrière, avec le brassard de capitaine. Je voulais en faire le cadre de l'équipe, mais aussi un défenseur central. Il m'a dit : "ok, coach, pas de souci". C'est parti comme ça.»

Plus surprenant, cette saison, à Stuttgart, Benjamin Pavard n'a joué que 3 matchs comme défenseur latéral, le poste auquel il joue pourtant en équipe de France. Sa polyvalence est devenu un atout : "Moi j'aime bien jouer défenseur central, explique-t-il à Bein sports, mais après j'ai pris à goût aussi à jouer arrière droit. Je prends du plaisir. Une carrière à la Lilian Thuram (NDLR : il jouait défenseur central en club et latéral en Bleu, notamment avec France 98), je prends direct. En club, jouer défenseur central et en équipe de France, défenseur latéral... Moi je prends direct. Y'a aucun souci, parce que c'est pratiquement le même poste.

Pavard, plus qu'un espoir



8. Bientôt au PSG ? 

"Si un club croit qu'il va pouvoir engager Pavard pour 30 millions d'euros cet été, il se trompe". Petite phrase signée du directeur sportif de Stuttgart. le club allemand ne jouera pas le Ligue des champions la saison prochaine. Benjamn Pavard, lui, s'y verrait bien : "Je ne cache pas que mon objectif est de jouer en Ligue des Champions un jour. Mais je ne me préoccupe pas d'un transfert pour le moment." 

La rumeur s'en charge bien. Et elle rapporte parmi les infos mercato l'intérêt du PSG et de son nouvel entraîneur, l'Allemand Thomas Tuchel. "Le joueur de Stuttgart est estimé à 50 M€ par le club allemand, mais ce dernier pourrait demander plus s'il venait à faire un grand mondial.", écrit le site spécialisé Paris team.

Info PT : Pavard plaît beaucoup à Tuchel

13/06 - Passeur décisif sur le but de Kylian Mbappé contre les USA (1-1), Benjamin Pavard (22 ans) est passé en quelques semaines dans une autre dimension. D'après nos informations, l'international français plaît beaucoup à Thomas Tuchel. Le nouvel entraîneur du PSG apprécie notamment la polyvalence du joueur capable d'évoluer dans l'axe comme dans le couloir droit.


Benjamin Pavard a prolongé en court de saison son contrat au VfB Stuttgart jusqu'en juin 2021.
 

9. En couple avec Rachel Legrain-Trapani


Depuis quelques mois, Benjamin Pavard fait aussi les choux gras de la presse people française. Il est en couple avec l'ex Miss France Rachel Legrain, Lilloise et animatrice sur la chaîne de télé Weo.

Agée de 29 ans, elle sème au fil des semaines sur son compte Instagram les petites allusions à sa relation avec le footballeur nordiste. Le Nordiste reste, lui, discret, sur cette relation se contentant de confirmer qu'il est amoureux "d'une journaliste"...
 

Qui est Rachel Legrain-Trapani, la compagne de Benjamin Pavard ?

Rachel Legrain a prévu de se rendre en Russie pour aller voir de près le joueur dont elle "in love". 
 

10. Tellement 80's 


«  On me dit souvent que je suis un mec des années 1980. Je ne sais pas pourquoi." Benjamin Pavard aime la musique et le style des années qu'il n'a pas connues. "Pendant nos saisons à l'internat, on était voisins de chambre, et le soir, avant de dormir, on avait toujours le droit à une playlist des années 80 de sa part, raconte Jean Butez, un de ses copains de formation au LOSC. Il y avait de tout : du Claude François, du Daniel Balavoine... Il chantonnait, et ça faisait plus sourire qu'autre chose."
 


Pas étonnant que quelques années plus tard, on le retrouve dans les médias ou en plein bizutage à Clairefontaine, en train de chanter "Le chanteur" de Daniel Balavoine : " Je m' présente, j''m'appelle Benji. J'voudrais bien réussir ma vie. Etre aimééé..." C'est bien parti !

 

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