Covid. Contaminations chez les jeunes, variant Delta prédominant… signes d’une quatrième vague dans les Hauts-de-France

Dans la région, le taux d'incidence dépasse le seuil d'alerte fixé à 50 par les autorités. Les 20-29 ans sont particulièrement touchés, avec un taux d'incidence proche de 250. Parallèlement, le variant Delta représente désormais 93% des tests positifs. Les hospitalisations restent stables.
Le taux d'incidence chez les 20-29 ans atteint les 250 cas positifs pour 100 000 habitants dans les Hauts-de-France.
Le taux d'incidence chez les 20-29 ans atteint les 250 cas positifs pour 100 000 habitants dans les Hauts-de-France. © Frédérik Giltay / FTV

L’épidémie progresse et les contaminations augmentent dans un contexte de stabilité du taux de dépistage. Un chiffre illustre cette poussée épidémique dans les Hauts-de-France, le taux de reproduction du virus qui s’élève à 1,69 : comprendre qu’une personne infectée va en contaminer un peu moins de deux.

Face à cette reprise, l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France appelle à maintenir la vigilance et réitère son invitation "notamment auprès des plus jeunes", à se faire vacciner. Au 25 juillet, 63% des habitants de plus de 12 ans des Hauts-de-France ont reçu au moins une dose de vaccin, tandis que 50% sont complètement vaccinés.

Des contaminations qui augmentent… notamment chez les plus jeunes

Sur la semaine du 17 au 23 juillet, le taux d’incidence – c’est-à-dire le nombre de cas positifs pour 100 000 habitants – atteint 78 dans la région, soit un taux supérieur au seuil d’alerte fixé à 50 par les autorités. Bien qu’inférieur au taux d’incidence enregistré à l’échelle nationale, il a augmenté de plus de 150% en moins de 7 jours dans les Hauts-de-France, preuve de la dynamique actuelle.

Celui-ci s’élève à 241 pour les 20-29 ans, frange de la population qui se contamine le plus actuellement. C’est dans le département du Nord que les contaminations explosent pour cette tranche d’âge puisque le taux d’incidence dépasse désormais les 300.

Lorsqu’on regarde la répartition des contaminations à l’échelle régionale, certains territoires enregistrent une hausse des contaminations plus rapide que d’autres : le littoral du Nord Pas-de-Calais où l’afflux touristique en cette période estivale peut expliquer cette poussée, mais également les secteurs urbains densément peuplés comme la Métropole Européenne de Lille, le bassin minier, l’Amiénois ou le sud de l’Oise, limitrophe avec l’Île-de-France.

93% des tests positifs liés au variant Delta

Dans les Hauts-de-France, le variant Delta est présent dans plus de 9 tests positifs sur 10. Et les clusters liés à cette mutation du virus plus contagieuse se multiplient, notamment dans les "rassemblements festifs", indique Santé Publique France : mariages, fêtes amicales et familiales ou lors d’événements dans les bars et les boîtes de nuit.

À Lille, c’est au sein d’une discothèque du centre-ville qu’au moins 114 cas positifs ont été recensés suite à plusieurs fêtes organisées autour du 14 juillet.

L’agence Régionale de Santé a d’ailleurs invité tous les participants – soit potentiellement 1 600 personnes concernées car présentes lors des quatre soirs où des contaminations ont été relevées – à se faire tester rapidement.

Stabilité des hospitalisations et des admissions en soin critique

L’augmentation des cas positifs ces dernières semaines ne se reflète cependant pas dans les hospitalisations. Au 26 juillet, 871 patients avec un diagnostic Covid sont actuellement hospitalisés dans les établissements des Hauts-de-France. Soit 17% de moins qu’il y a une semaine.

Même constat dans les services de soins critiques, où 84 patients Covid occupent un lit de réanimation au 26 juillet.

Depuis le 1er juillet, 32 patients atteints du Covid sont décédés dans les hôpitaux de la région.

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