L'enquête pour viol visant Gérald Darmanin classée sans suite

Publié le Mis à jour le
Écrit par France 3 Nord Pas-de-Calais avec AFP
La librairie "Place ronde" devrait ouvrir ses portes fin mars.
La librairie "Place ronde" devrait ouvrir ses portes fin mars. © France 3 Nord Pas-de-Calais

L'enquête pour viol visant Gérald Darmanin a été classée sans suite. 

L'enquête pour viol visant le ministre et ancien maire de Tourcoing Gérald Darmanin a été classée sans suite, a-t-on appris auprès de l'avocate de la plaignante et du parquet.. "Les actes d'enquête réalisés n'ont pas permis d'établir l'absence de consentement de la plaignante et n'ont pas caractérisé davantage l'existence d'une contrainte, d'une menace, d'une surprise ou d'une quelconque violence à son endroit", a expliqué le Parquet de Paris.

Enquête ouverte en janvier


Gérald Darmanin, 35 ans, avait contesté catégoriquement cette accusation et a porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Il a été entendu lundi par les enquêteurs.

La plaignante, Sophie Patterson Spatz, 46 ans, s'était adressée en 2009 à M. Darmanin, alors jeune chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation à son encontre de 2004 pour des faits de chantage et d'appels malveillants contre un ancien compagnon.

Selon elle, M. Darmanin lui aurait alors fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie en échange de faveurs sexuelles. "Il est hors de question qu'on en reste là. Nous contestons l'appréciation portée à ce stade sur l'impossibilité de prouver l'absence de consentement", a réagi auprès
de l'AFP Me Elodie Tuaillon-Hibon, avocate de Mme Patterson Spatz.

La plaignante a encore la possibilité de déposer une plainte avec constitution de partie civile afin d'obtenir la désignation directe d'un juge d'instruction. Le ministre, devenu l'un des poids lourds du gouvernement, a jusqu'ici résisté aux appels à la démission lancés par son ancien parti, Les Républicains, et dans une pétition féministe. Mais il reste visé par une autre enquête pour abus de faiblesse, ouverte à Paris mardi.

2ème plainte en cours


Une habitante de Tourcoing, ville dont Gérald Darmanin fut maire de 2014 à 2017, accuse ce dernier de lui avoir demandé des faveurs sexuelles
en échange d'un logement. Cette femme a été entendue par les enquêteurs dans la foulée de sa plainte.

Cette enquête "se poursuit et de nombreux actes d'investigation restent encore à réaliser", a indiqué vendredi le parquet de Paris. Réagissant à cette nouvelle plainte, le Premier ministre Edouard Philippe a appelé mercredi à respecter "la parole du plaignant" comme "la présomption d'innocence"
et réaffirmé "la même" position selon laquelle un ministre peut rester au gouvernement tant qu'il n'est pas mis en examen.

Darmanin salue le classement sans suite et maintient sa plainte en dénonciation calomnieuse


Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a salué le "deuxième classement sans suite" de l'enquête préliminaire sur une accusation
de viol le visant et indiqué qu'il maintenait sa plainte en dénonciation calomnieuse.

"Depuis le début de cette calomnie, j'ai toujours eu confiance en la justice" qui "procède aujourd'hui à un deuxième classement sans suite", a déclaré M. Darmanin. "J'avais immédiatement déposé plainte en dénonciation calomnieuse en juillet dernier et il va sans dire que j'irai jusqu'au bout", a-t-il souligné. "Si j'ai tenu à ne jamais m'exprimer, c'est justement pour laisser (la justice) travailler le plus sereinement possible. C'est une ligne de conduite que je continuerai d'appliquer en toutes circonstances et j'appelle tout le monde à en faire de même. C'est la condition de l'Etat de droit", a ajouté Gérald Darmanin, qui "remercie chaleureusement ceux qui (l)'ont soutenu dans cette difficile épreuve personnelle, quel que soit leur engagement partisan".

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.