Extinction Rebellion : Les militants écopent d'un rappel à la loi après leur action à Lille en mars 2020

Trois militants d'Extinction Rebellion ont été entendus par le délégué du procureur de la République après leur action pacifique au métro Lille-Flandres en mars 2020. Ils ont écopé d'un rappel à la loi qu'ils considèrent comme une confirmation du "bien-fondé" de leur action.

Trois militants d’Extinction Rébellion montrant leurs convocations avant l’audience devant le délégué du procureur.
Trois militants d’Extinction Rébellion montrant leurs convocations avant l’audience devant le délégué du procureur. © Extinction Rébellion

Trois militants d'Extinction Rebellion ont été entendus ce mercredi 5 mai par le délégué du procureur de la République, après leur action "Vis, Bouge, Respire", organisée le 7 mars 2020. Pour rappel, une soixantaine de membres du mouvement avaient organisé un sitting devant l'agence Illévia du métro Lille-Flandres.

Leur but était de faire entendre leurs revendications, parmi lesquelles "une meilleure offre de transport en commun ainsi qu’un vrai débat sur leur gratuité". L'opération, pacifique, avait mobilisé une soixantaine d'activistes et s'était achevée par l'intervention des forces de l'ordre.

Extinction Rebellion après leur action en mars 2020.
Extinction Rebellion après leur action en mars 2020. © Extinction Rebellion

100.000 décès prématurés à cause de la pollution

Les militants présents hier ont eu l'opportunité d'avoir une première explication avec la justice. Ils ont justifié leur intervention par "l’insuffisance de l’action publique en matière de lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique, explique l'organisation dans un communiqué de presse qui abonde en citant une étude. Ce sont chaque année 100 000 décès prématurés que l'on peut incomber à la pollution de l'air" en France. 

Le délégué du procureur s’est finalement prononcé pour un rappel à la loi, "qui confirme de fait le bien-fondé de notre action", se réjouissent les militants, qui se disent "déterminés" à poursuivre la lutte "jusqu'à ce que ces sujets soient traités par les pouvoirs publics à la hauteur des enjeux existentiels qu'ils constituent."

Chaque militant présent avait écopé d'une contravention de 155 euros pour "trouble à la tranquillité de voyageurs" et "regroupement de personnes", qu'ils ont contestée. Plusieurs d'entre eux ont vu leur amende être majorée et monter à 375 euros. Cette procédure est toujours en cours.

Ce mouvement écologiste, considéré comme radical, est toutefois non-violent et organise des actions pacifistes depuis plusieurs années un peu partout dans le monde. 

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