Fermeture de magasins Carrefour : dans les Hauts-de-France, étals vides et inquiétude des salariés

Dans les rayons des Carrefour Contact qui ferment demain, des étals vides. / © Frédéric Giltay
Dans les rayons des Carrefour Contact qui ferment demain, des étals vides. / © Frédéric Giltay

41 magasins Carrefours ferment leurs portes ce week-end dans les Hauts-de-France. Pour les 16 autres, la fermeture s'effectuera le 13 juillet. Entre 500 et 600 employés sont menacés de licenciement. 

Par Jeanne Blanquart

Clap de fin pour 41 magasins Carrefour contact de la région, ce week-end. Après la validation de la Direccte, le 21 juin, les grilles vont se baisser définitivement, ce samedi après-midi. Pour les 16 autres magasins de la région, la fermeture est prévue le 13 juillet. 

"Ce sont les journées les plus difficiles pour les salariés", explique Virginie Jaskula, chef de magasin à Saint-Quentin et déléguée Force Ouvrière. "Les magasins sont vides et les journées sont très longues."
 
Les rayons vides d'un magasin du Nord. / © Fabrice Dujardin
Les rayons vides d'un magasin du Nord. / © Fabrice Dujardin


Effectivement, ce vendredi matin, les rayons de ce magasin du Nord étaient déserts. "Les clients posent beaucoup de questions, c'est normal, mais c'est très dur pour les salariés qui vont se retrouver au chômage et qui ont l'impression que tout le monde s'en fout", poursuit la déléguée FO. 
 
© Fabrice Dujardin
© Fabrice Dujardin

 

Près de 500 personnes menacées de licenciement


Pendant les deux mois d'été, les salariés des magasins seront en cessation d'activité - équivalent d'un chômage technique payé à 100%. Mais au 1er septembre, plusieurs centaines de licenciements devraient être prononcés. 

"Il y a encore des tentatives de reclassement en cours donc c'est difficile de donner un nombre exact, mais aujourd'hui entre 400 et 500 personnes sont menacées de licenciement", poursuit Virginie Jaskula.

Ce vendredi, dans les magasins concernés, le moral était donc en berne. "Demain, beaucoup de larmes vont couler lorsque les volets vont se baisser", prédit la déléguée syndicale. "La plupart avaient beaucoup d'expérience et travaillaient dans le même magasin depuis 15, 20 ans."



 

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