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Pour Gérard Lopez, le LOSC "n'est absolument pas un plan B"

Il se voyait propriétaire de l'OM mais c'est finalement le club de Lille, à l'autre bout de la France, que Gérard Lopez va s'employer à racheter. Son entourage assure qu'il ne s'agit "absolument pas" d'un plan B.
Après avoir tenté de racheter l'OM, Gérard Lopez a jeté son dévolu sur le LOSC.
Après avoir tenté de racheter l'OM, Gérard Lopez a jeté son dévolu sur le LOSC. © MaxPPP
L'information a été officialisée ce dimanche par le LOSCGérard Lopez est entré en "négociations exclusives" avec Michel Seydoux pour racheter le club nordiste. Il y a encore deux mois pourtant, l'homme d'affaires luxembourgeois, âgé de 44 ans, était sur les rangs pour reprendre l'Olympique de Marseille. La rumeur, ensuite démentie, lui prêtait même le projet de faire revenir sur la Canebière l'entraîneur argentin adulé Marcelo Bielsa.

Le LOSC "n'est absolument pas un plan B", assure à l'Agence France Presse l'entourage de Gérard Lopez, ex-patron de l'écurie de Formule 1 Lotus, qui a fait fortune dans les nouvelles technologies. Il avait été écarté fin août du processus de vente de l'OM par la propriétaire Margarita Louis-Dreyfus, au profit de l'Américain Frank McCourt. Cette transaction prendra d'ailleurs effet ce lundi avec le bouclage du dossier.

Plusieurs discussions

Après avoir été écarté par l'OM, M. Lopez s'était déclaré "triste" mais "pas aigri". Car il s'avère qu'il avait parallèlement mené des discussions avec le patron du LOSC, et ce "depuis le printemps", selon une source proche du dossier. Dans le communiqué diffusé ce dimanche par le club nordiste, il est même précisé que M. Lopez et ses équipes "étudient le championnat français en vue d'une acquisition" depuis un an et ont mené "des discussions avancées avec certains clubs, dont le LOSC", avant ces négociations exclusives.


Les critères: "l'historique des clubs, le potentiel de leurs centres de formation et leur capacité à remporter le championnat de Ligue 1". Le début de championnat poussif des Dogues - 18e du classement avec six défaites en neuf matches - n'incite pas à l'optimisme pour cette saison en ce qui concerne le dernier point. Pour autant, Lille est bien une place forte du football français et répond aux deux autres critères de M. Lopez. Le LOSC possède en effet un centre de formation, basé au domaine de Luchin depuis 2007, qui a permis l'éclosion de certains joueurs de renom comme Eden Hazard, Yohan Cabaye, Mathieu Debuchy ou Lucas Digne. Il présente aussi un palmarès prestigieux avec trois titres de champion de France (1946, 1954 et 2011) et six coupes de France (1946, 1947, 1948, 1953, 1955 et 2011).

"Les négociations pourraient prendre entre six et huit semaines"

En revanche, le club n'est pas propriétaire de son stade - le stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d'Ascq inauguré en 2012 et d'une capacité de 50 000 places - construit dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) entre Eiffage et la Métropole européenne de Lille (MEL). Du côté du LOSC, on tente de minimiser l'annonce, en indiquant que M. Seydoux avait laissé entendre en avril 2002 lors de la prise de commande du club qu'il ne resterait "qu'une dizaine d'années" à la présidence. "Depuis plusieurs années, je ne cherchais pas un acheteur mais un successeur. Il était indispensable que cette personne ait la vision, la capacité et un projet permettant au LOSC de continuer à gagner des titres", explique M. Seydoux dans le communiqué de presse.

Sous sa présidence, le club de la 10e ville de France (220 000 habitants), a retrouvé de son lustre, notamment avec le doublé coupe-championnat en 2011. Toutefois, "la vente n'est pas encore faite, on est simplement entré dans la phase de négociations exclusives", expliquent d'une même voix les deux parties. Concernant le calendrier, l'entourage de M. Lopez a indiqué à l'AFP que "les négociations pourraient prendre entre six et huit semaines mais le dossier pourrait être conclu dans un délai plus court". En 2013, Gérard Lopez avait déjà tenté de racheter, sans succès, un autre club de la région - le Racing Club de Lens - par l'intermédiaire de la société luxembourgeoise Mangrove Capital Partners, dirigée par l'Espagnol Marc Ingla, ancien vice-président du FC Barcelone entre 2003 et 2007. Un homme qui l'accompagne de nouveau dans ce projet de rachat du LOSC.

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