La Grande Récré en cessation de paiement, 3 magasins menacés dans les Hauts-de-France

© DENIS CHARLET / AFP
© DENIS CHARLET / AFP

Le groupe français Ludendo, propriétaire de l'enseigne de jouets La Grande Récré, va se placer en cessation de paiement, a indiqué lundi à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information du Figaro.

Par France 3 avec AFP

L'enseigne "La Grande Récré" est en cessation de paiement. Le géant français du jouet pourrait bien être une nouvelle victime d'Amazon et de la vente en ligne. Les ventes 

L'enseigne possède 400 magasins dans le monde et emploie 2 500 collaborateurs. Dans la région Hauts-de-France, il ne reste que trois magasins ouverts : Dunkerque, Maubeuge, Bruay-la-Buissière. Lille, Villeneuve d'Ascq ou Amiens ont déjà fermé ces derniers mois. 
Bruay-la-Buissière : fermeture de la Grande Récré

Des difficultés commerciales et financières seraient à l'origine de cette situation. Les performances de La Grande Récré à Noël n'ont pas été au niveau de ce qui avait été annoncé et, face à ces résultats décevants, les banques n'ont pas relancé les encours de crédits alloués à l'enseigne chaque année, selon un expert du secteur. 

Pour lui, cette annonce est à rapprocher de la situation inquiétante du distributeur américain Toys'R'Us, placé sous le régime des faillites aux États-Unis depuis septembre.

Le marché français du jouet a terminé 2017 sur un repli de 0,8% --après quatre années de croissance consécutives-- avec un chiffre d'affaires de 3,4 milliards d'euros, selon le bilan de référence du cabinet NPD. Fondé en 1977 par Maurice Grunberg, le groupe français Ludendo, dont l'enseigne
phare est La Grande Récré, est spécialisé dans le commerce des jeux, des jouets, de la fête et des loisirs pour l'enfant et la famille. Jusqu'à présent détenu à 62% par la holding familiale de son président Jean-Michel Grunberg, le groupe avait annoncé en décembre l'ouverture de son capital "afin de trouver un nouvel actionnaire majoritaire".

En 2016, son chiffre d'affaire sous enseignes a dépassé les 500 millions d'euros. L'enseigne doit affronter la concurrence d'internet, car les clients achètent de plus en plus leurs jouets en ligne.






Sur le même sujet

​​​​​​​Wattignies : les salariés de Babou en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

Les + Lus