Harcèlement scolaire à Condé-sur-l'Escaut : les agresseurs menacés de renvoi

Harcèlement scolaire à Condé-sur-l'Escaut : les agresseurs renvoyés
France 3

Des lycéens de Condé-sur-l'Escaut qui sont soupçonnés d'avoir harcelé un élève de 15 ans et l'avoir notamment suspendu par les pieds dans le vide vont passer en conseil de discipline. Une pétition circule pour demande des sanctions sévères. 

Par EM/VD

Une pétition pour réclamer des sanctions judiciaires et disciplinaires sévères à l'encontre des 7 élèves accusés de harcèlement circule depuis quelques heures autour du Lycée du Pays de Condé. Elle enregistre de nombreuses signatures. Depuis le début de l'année, ils feraient vivre un véritable calvaire à leur victime... "C'est inadmissible, intolérable. En tant que maman d'élève, je comprends totalement la maman qui vit ça. Elle n'est pas bien du tout depuis et l'élève ne vas pas bien pas bien. Il est chez lui. Il aura du mal à revenir.On veut que ça cesse", explique Corine Laude, parent d'élève

"On a dit qu'ils lui faisaient mangerdes crottes de lapin, qu'ils lui demandaient de l'argent", raconte une élève. "Ils l'ont fait tomber dans l'escalier, ils le menaçaient verbalement et tout."

L'atéblissement et la justice vont devoir déterminer la réalité exacte des faits. Ce que l'on sait, de source judiciare, c'est que fin septembre à 2 reprises, l'élève âgé de 15 ans dit avoir été suspendu du haut d'une passerelle à 3 mètres du sol. D'autres "faits vexatoire ou humiliants" (selon le Parquet) ont également été dénoncés par la victime, qui serait harcelé apparemment "en raison de sa petite taille". Choqués par ces révélations, élèves et parents sont nombreux à signer la pétition. "Heureusement pour les parents, l'enfant a su réagir et ne pas partir au drame. ce qui aurait pu arriver", témoigne une maman d'élève.  

Présomption d'innocence

Mais l'initiative a aussi suscité de vives réactions. Pour certains riverains, cette pétition attise les tensions dans ce quartier classé en zone sensible. "Mais où va-t-on ?, questionne un parent. Il faut quand même attendre logiquement que ces jeunes, s'ils sont reconnus coupables, soient sanctionnés. Et là, nous pourrons commenter. Pour l'instant, c'est la présomption d'innocence qui doit prédominer."

Le parquet de Valenciennes n'a été pour l'instant saisi d'aucune plainte mais a ouvert une enquête pour violences volontaires en réunion et harcèlement moral. L'enquête et les auditions sont en cours. Une délégation d'enseignants a été reçue ce matin au rectorat. Les élèves exclus temporairement seront convoqués en conseil de discipline. Contacté par 20 Minutes, le proviseur du lycée, Jacques Marissiaux, a expliqué : « Le problème c’est qu’aucun enseignant n’a été le témoin direct des agressions. Mais j’ai reçu de nouveaux témoignages qui s’ajoutent à celui de la victime. Je proposerai l’exclusion définitive des sept élèves ».

Sur le plan pénal, les lycéens soupçonnés de violences volontaires en réunion et de harcèlement moral en milieu scolaire, s'ils sont sont reconnus coupables en tant que mineurs de plus de 13 ans peuvent écoper d’une peine de 6 à 18 mois de prison, et de 7.500 euros d’amende.

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