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Achat groupé de fournitures scolaires à Lesquin

Au collège Charlemagne de Lesquin, il est possible d'acheter les fournitures scolaires de ses enfants en groupe.
© AFP

 

Contre la hausse du coût de la rentrée et le stress des grandes surfaces, des associations de parents d'élèves se sont lancées dans l'achat groupé de fournitures scolaires, livrées directement aux parents quelques jours avant la rentrée.

Au collège Charlemagne de Lesquin, dans l'agglomération lilloise, c'est l'effervescence. Pourtant, l'année scolaire ne commence que dans quelques jours. Parents et enfants font la queue, presque comme au bureau de vote. Mais leur signature d'émargement leur donne droit à un sac rempli de cahiers, classeurs, et autres feuilles mobiles.

"Je commande tous les ans!", sourit une mère de famille. Sa fille Coraline rentre en 4e. "Ca évite de faire les magasins et ce n'est vraiment pas cher". L'APEL, l'association des parents d'élèves, a lancé le système en 2008. Elle travaille avec une centrale de papeterie.

Dès juin, les parents ont la possibilité de commander des lots pour chaque niveau, de la 6e à la 3e.  Pour 60 euros, toutes les fournitures demandées par les professeurs sont disponibles.

Soit en moyenne, 25 à 30 euros de moins par rapport à des achats en grande surface, selon Lydie Duhaut, présidente de l'APEL au collège. "Le but c'est de faciliter l'achat des fournitures, que tous les élèves aient la même chose et que les parents paient moins cher", explique Mme Duhaut. "Les parents n'ont qu'à cocher et faire un chèque".

"Il y a une recherche continuelle d'alléger le poids de la charge scolaire pour les familles", renchérit Pascal Leroy, le chef de cet établissement catholique.

Au total, 243 lots ont été commandés, dont 104 pour les 6e, sur les quelque 500 élèves que compte le collège. Pour ces parents pressés, l'argument premier, c'est surtout d'éviter la cohue des supermarchés. Même si Daphné, qui se prépare à rentrer en 4e, aurait bien aimé choisir ses cahiers. "Mais c'est vrai que c'est plus pratique", conçoit-elle.

Au niveau national, Valérie Marty, présidente de la fédération de parents d'élèves Peep, estime que le procédé des achats groupés est appelé à se développer. "Cela se fait de plus en plus, parce qu'on est très sollicité, pour justement mettre en place ce genre de chose", explique-t-elle.

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