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TGV Roissy-Picardie: Le Val d'Oise toujours opposé

Les opposants au projet de TGV Roissy-Picardie vont renouveler leur opposition le 22 octobre prochain.
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Les élus et les habitants du Val d'Oise, se donnent rendez-vous au siège de la CCRPF (la Communauté de Communes Roissy Porte de France) pour demander le réexamen des tracés du projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant Amiens à Cergy. Une réunion qui aura lieu le 22 octobre prochain. 

Le front des opposants, souhaite que le Réseau Ferré de France (RFF) et  les élus picards prennent en compte l'avis des communes et des habitants concernés par le tracé.

Les anti-LGV avancent des arguments économiques et environnementaux.

Le projet ferroviaire consiste en la création, dans le Val d’Oise, au nord de Roissy, d’une ligne nouvelle de moins de 10 kilomètres reliant la Ligne à Grande Vitesse d’interconnexion qui dessert la gare Roissy à la ligne classique Amiens-Creil-Paris. Roissy Porte de France dénonce l'impact pour son territoire. Les villes et villages traversés par la nouvelle ligne sont hostiles à l'idée de voir passer des trains sous leurs fenêtres. Les élus du Val d'Oise quand à eux  pointent du doigt les impacts économiques négatifs.

  "Les usagers en provenance d'Amiens et Creil pourraient bénéficier d’un trajet de 30 minutes pour rejoindre le bassin d’emplois de Roissy quand les riverains de l'aéroport, eux, n’ont aucune solution rapide et directe de transports en commun pour se rendre à 10 kilomètres de leur domicile ".

Entre 13 000 et 15 000 Picards travaillent quotidiennement sur la plate-forme aéroportuaire de Roissy-Charles-De-Gaulle (95). Aujourd'hui, 95 % de ces personnes, habitant au sud de l'Oise, se rendent sur leur lieu de travail en voiture ou en car.

La mise en service de la liaison Roissy-Picardie est prévue à l’horizon 2020.

La première étape des études techniques et ferroviaires, écologiques, socio-économiques doit prendre fin en 2012. Des études, plus détaillées, se poursuivront en 2013. L’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique étant prévue en 2014. Un projet de 255 millions d'euros.

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