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“Jungle” de Calais : le tribunal administratif de Lille ordonne des mesures sanitaires d'urgence

Le préfet et la ville de Calais ont une semaine pour commencer à mettre en place des mesures sanitaires d'urgence. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Le préfet et la ville de Calais ont une semaine pour commencer à mettre en place des mesures sanitaires d'urgence. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Saisi en référé-liberté par Médecins du monde et le Secours Catholique, le tribunal administratif de Lille a ordonné la mise en place d'une séries de mesures sanitaires dans la "Jungle" de Calais où vivent actuellement 6000 migrants.

Par @f3nord

Saisi le 26 octobre dernier, le tribunal administratif a ordonné ce lundi  au Préfet du Pas-de-Calais et à la commune de Calais des mesures sanitaires d'urgence dans la "Jungle".
  •  "créer 10 points d’eau supplémentaires comportant chacun 5 robinets"
  • "mettre en place cinquante latrines à fosse ou cuve étanche compte tenu de la nature sablonneuse du terrain d’assiette du camp"
  • "mettre en place un dispositif de collecte des ordures avec l’installation de conteneurs poubelles mobiles de grande capacité à l’intérieur du site et/ou de bennes supplémentaires
  • "procéder à un nettoyage du site"
  • "créer un ou plusieurs accès à l’intérieur du camp pour permettre l’accès des services d’urgence et le cas échéant le déplacement des conteneurs poubelle"
Le tribunal administratif donne un délai de huit jours au préfet et à la mairie pour "un début de réalisation" de ces mesures, "sous astreinte pour chacune d’elles de 100 euros par jour de retard".

Recensement et placement des mineurs isolés 

Le juge enjoint par ailleurs au préfet du Pas-de-Calais "de procéder, dans un délai de quarante huit heures (...) au recensement des mineurs isolés en situation de détresse et de se rapprocher du département du Pas-de-Calais en vue de leur placement".

Lors de l'audience jeudi dernier, l'Etat et la Ville de Calais, ainsi que l'Agence régionale de la santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais avaient réclamé le rejet de la requête de Médecins du Monde et du Secours Catholique. Les deux associations, soutenues par d'autres (Cimade, Ligue des droits de l'Homme...), avaient déposé un recours, via un mémoire de 130 pages, "en vue de mettre fin aux atteintes graves aux libertés fondamentales" des migrants vivant dans la "Jungle" et dont le nombre a quasiment doublé depuis la fin septembre: droit à la vie, à la dignité, à la nourriture, aux soins, à un hébergement d'urgence, notamment.

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