"Jungle" de Calais : les deux No border interpellés lundi jugés en comparution immédiate

Les No border venant de Grande-Bretagne et d'Allemagne qui ont été interpellés lundi lors de heurts pendant le démantèlement de la "jungle" de Calais vont être jugés en comparution immédiate.

Deux militants d'ultra-gauche No border, interpellés lundi au cours de heurts lors du démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais, seront jugés mercredi après-midi à 14 heures en comparution immédiate, a indiqué le parquet de Boulogne-sur-Mer.

Incendies

Le ressortissant britannique, âgé de 30 ans, sera jugé pour "tentative de destruction par incendie" tandis que la ressortissante allemande, âgée de 22 ans, devra elle répondre de l'accusation de "destruction par incendie", a indiqué à l'AFP la procureure
Nathalie Bany. Les deux militants n'ont pas de casier judiciaire.

La magistrate a indiqué qu'aucun dispositif policier particulier n'avait été mis en place au tribunal. Les précédents procès de militants radicaux No border, qui récusent souvent leur appartenance à ce collectif, se sont régulièrement déroulés dans une ambiance très tendue à Boulogne-sur-Mer, avec de nombreux militants dans la salle d'audience réagissant bruyamment aux réquisitions des procureurs.

Des blessés parmi les forces de l'ordre

Une comparution immédiate permet au procureur de faire juger un prévenu immédiatement après sa garde à vue. Le mis en cause peut demander à être jugé ultérieurement afin de mieux préparer sa défense.Les autorités ont entamé lundi le démantèlement de la "jungle" de Calais, ce qui avait occasionné des heurts entre les militants No border, quelques migrants et les forces de l'ordre. Depuis mardi, l'évacuation se fait dans un climat plus calme.

Le groupe Front National de la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie a vivement condamné l'action des militants No border dans un communiqué de presse mercredi : "Calais s'enfonce davantage dans l'anarchie et la violence. Les mêmes No border et clandestins qui avaient saccagé le centre-ville, attaqué une famille et pris d'assaut un ferry le 23 janvier, s'en prennent depuis 2 jours aux forces de l'ordre chargées de sécuriser le démantèlement de la jungle", accuse le parti d'extrême droite. "Le laxisme des autorités est une fois de plus flagrant : seuls deux casseurs ont été interpellés", ajoute le FN.

"Il y a eu des blessés parmi les forces de l'ordre hier. Les No border doivent tre condamnés", avait écrit mardi Xavier Bertrand, président de la région (LR) sur Twitter.