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L'accès au port de Calais bloqué par des marins de la Scop SeaFrance (MyFerrylink)

Le blocage ce vendredi matin à calais. / © Laurent Navez
Le blocage ce vendredi matin à calais. / © Laurent Navez

L'accès au port de Calais a été de nouveau bloqué ce vendredi matin par des marins de la Scop SeaFrance.

Par AFP

L'accès au port de Calais était bloqué vendredi midi par des marins de la Scop SeaFrance en signe de mécontentement face aux mesures proposées par le gouvernement pour sauvegarder la compagnie maritime MyFerryLink. Plusieurs tas de pneus en flammes ainsi que 300 manifestants bloquaient la rocade portuaire de Calais dans les deux sens, rendant l'accès au port impossible, en cette journée classée rouge dans le sens des départs en vacances par Bison Futé.

Plusieurs camions et véhicules étaient bloquées sur la nationale 216 à la sortie en direction du port, où s'échappait un immense nuage de fumée.

"Le ministre Vidalies a simplement dit qu'à Calais, seulement 380 emplois pouvaient être sauvés" sur un total de 487, a indiqué Eric Vercoutre, secrétaire général du Syndicat maritime nord, ultramajoritaire, à la sortie d'une assemblée générale houleuse avec les marins qui réclament toujours que davantage d'emplois de la Scop soient sauvegardés.

Récupérer 25 000 euros

"Le gouvernement n'est pas capable de nous verser un fonds d'aide alors qu'il a donné 100 millions d'euros à la SNCM", s'est plaint M. Vercoutre, ajoutant "vouloir être écouté par le gouvernement". Il a souhaité que le gouvernement aide les marins à retrouver leur mise de départ dans la Scop car "chaque marin avait versé sa part de licenciement de la Scop SeaFrance (en 2012), soit 25.000 euros".

Les marins refusent toujours de passer du giron d'Eurotunnel à celui du concurrent DFDS alors que le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer doit se prononcer dans l'après-midi sur la liquidation de la Scop SeaFrance, ou sur une éventuelle poursuite d'activité d'une durée de six mois.

Jeudi, une deuxième réunion des acteurs impliqués dans le dossier MyFerryLink "n'a pu aboutir à un accord global" mais "des négociations directes entre les parties se poursuivront", avait annoncé le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Alain Vidalies. Les dirigeants d'Eurotunnel, du groupe danois DFDS et du Syndicat maritime Nord s'étaient déjà réunis lundi et avaient émis des contre-propositions au "protocole de sortie de crise" soumis la semaine dernière par le gouvernement.

Eurotunnel, propriétaire des trois navires affrétés jusqu'à juin dernier à MyFerryLink, "a réitéré son engagement d'une offre d'affrètement" d'un de ces bateaux, qui "sera formalisée par écrit dans les prochains jours", selon M. Vidalies.

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