Malgré le confinement, un pic de pollution aux poussières en suspension est enregistré dans les Hauts-de-France

Le périphérique lillois en période de confinement. / © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Le périphérique lillois en période de confinement. / © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3

Malgré les mesures de confinement liées au coronavirus et la baisse du trafic routier, les cinq départements des Hauts-de-France connaissent ce samedi un épisode de pollution aux poussières en suspension, indiquent l'agence ATMO et la préfecture. 

Par YF

C'est une information qui a de quoi surprendre : les cinq départements des Hauts-de-France connaissent ce samedi un épisode de pollution aux poussières en suspension. Et ce, malgré les mesures de confinement qui, depuis maintenant plus de dix jours, ont réduit le trafic routier et l'activité économique.

Depuis vendredi, la concentration moyenne dans l'air des particules PM10 atteint ainsi les 50 µg/m3, ce qui correspond au "niveau d’information et de recommandation". L'indice de qualité de l'air est de 8 ("mauvais") sur une échelle de 10 dans les principales agglomérations de la région (Lille, Valenciennes, Douai-Lens, Dunkerque, Maubeuge, Calais, Boulogne-sur-mer, Saint-Omer, Arras, Béthune, Amiens, Saint-Quentin et Creil) .
 

Mais comment expliquer ce phénomène sachant que le trafic routier peut difficilement être pointé du doigt cette fois ?
 

Chauffage et pollution importée


Selon l'agence ATMO Hauts-de-France, en charge de la surveillance de la qualité de l'air, "cet épisode de pollution s'explique vraisemblablement par une production importante de particules dans l'atmosphère à partir de polluants provenant de sources multiples (agriculture, activités économiques, chauffage, etc.), combinée avec une production locale de particules (chauffage, etc.) et un import de particules provenant d'une partie de l'Europe (Benelux, Europe centrale)".
 

"Au vu des conditions météorologiques (vents forts et changement de direction) et des modèles de prévision de la qualité de l’air, les concentrations de particules devraient diminuer demain et ne pas dépasser le niveau d'information et de recommandation", ajoute-t-elle. "Les concentrations en particules en suspension, hier, ont déjà dépassé le niveau d'information et de recommandation sur le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, et l'Aisne."
 

Oxyde d'azote en baisse, pics moins fréquents


Pour autant, si les mesures de confinement n'ont pas empêché ce pic de pollution de survenir, les relevés effectués depuis le 17 mars indiquent quand même une tendance à l'amélioration de la qualité de l'air dans les Hauts-de-France.

Si les poussières en suspension persistent, d'autres concentrations de polluants sont en diminution. "On constate une baisse de l’oxyde d’azote (NOx), un polluant lié au trafic routier. En comparant avec les mois de mars des 3 dernières années, 2017, 2018, 2019. Cette baisse est essentiellement liée à la diminution des activités et notamment du trafic routier", indiquait la semaine dernière Céline Derosiaux, porte-parole de l'agence ATMO Hauts-de-France. 

 

Et malgré le pic enregistré ce samedi, la situation concernant les poussières en suspension s'améliore globalement elle aussi avec des pics de pollution moins fréquents. "En mars 2019, nous avions enregistré 7 jours d’épisodes de pollution, soit un total de 21 jours de pollution liée aux particules en suspension pour le premier trimestre.", a rappelé Céline Derosiaux.
 

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