Manifestation des agriculteurs : près de 400 tracteurs picards convergent vers Paris

Mobilisation des agriculteurs de l'Aisne le 8 octobre 2019. / © Rémi Vivenot / FTV
Mobilisation des agriculteurs de l'Aisne le 8 octobre 2019. / © Rémi Vivenot / FTV

Mercredi 27 novembre, la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs appellent à un blocus vers Paris. Objectif : interpeller le président de la République sur les difficultés que subissent les agriculteurs.

Par Eline Erzilbengoa

Les agriculteurs souhaitent frapper un grand coup. Mercredi 27 novembre, la FNSEA et les Jeunes Agriculeurs appellent à un blocage des axes routiers vers Paris.

Environ un millier de tracteurs venus de Hauts-de-France, de Normandie, d’Île-de-France, du Grand-Est, de Centre-Val-de-Loire et de Bourgogne-Franche-Comté convergent vers la capitale.
 

Ils sont plus de 200 de l'Oise, une centaine de la Somme et une centaine de l'Aisne.
 

Autoroutes bloquées

D'importantes perturbations à prévoir ce mercredi matin en direction de la région parisienne. 

La Sanef indique à 8h que des bouchons se sont formés en direction de Paris sur les axes autoroutiers suivants : 
  • A1 entre Senlis et Roissy d’une longueur de 7 km,
  • A4 après Coutevroult d’une longueur de 4 km,
  • A13 entre Mantes la Jolie et Orgeval d’une longueur de 5 km.

Les tracteurs picards se déplacent sur les axes routiers : A1, A16 et Nationale 2. Les départs ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi depuis plusieurs villes de l'Oise : Breteuil, Grandvilliers, Marseille-en-Beauvaisis et Beauvais pour A16, mais aussi Noyon, Magnelay et Ressons-sur-Matz pour l'A1. 
 
Les agriculteurs de l'Aisne sont partis de Saint-Quentin, Chauny, Soissons, Château-Thierry et Laon pour rejoindre le péage de Senlis à 5h du matin.


Faire pression sur le gouvernement

Dans la continuité des feux de la colère en septembre et des opérations de barrages filtrants en octobre, les agriculteurs espèrent accentuer la pression sur le gouvernement. Zone de non-traitement, accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, CETA, agribashing, les revendications sont encore nombreuses.
 

"Les agriculteurs attendent du président de la République des engagements fermes en adéquation avec ses prises de positions. En une phrase : la France a-t-elle encore besoin de ses paysans ?", ont déclaré les organisations agricoles dans un communiqué publié vendredi dernier.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus