PORTRAIT. Messages forts, mélodies entrainantes, le chanteur amiénois Olympe présente son 4e album, PressPlay

Publié le Mis à jour le
Écrit par Emmanuel Pall

Le finaliste de The Voice 2013, après trois albums puis quatre ans d'absence, revient avec une douzaine de titres. Rencontre dans Vous êtes formidables, le 8 avril, sur France 3 Hauts-de-France.

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Personnage attachant, avec une part de mélancolie et de joie, Olympe avait besoin de se retrouver après ses trois premiers albums, qu'il n'avait pas composés. Cette fois, après quatre ans de pause, installé à Roubaix, il diffuse un quatrième opus, bien à lui, PressPlay. "J'avais besoin de digérer tout ce qui s'était passé", explique-t-il. "De faire le point sur ma vie depuis The Voice. Je n'avais pas eu cette occasion d'écrire ni de composer dans mes précédents albums car souvent quand on sort de The Voice, il faut aller vite ensuite, pour sortir un album pour ne pas se faire oublier. Tout est calé avant la fin de l'émission et les chansons sont prêtes".

Dénoncer l'homophobie, la grossophobie, le harcèlement...

Victime de "grossophobie" à partir de son aventure The Voice, notamment sur les réseaux sociaux et par son entourage artistique, le chanteur explique comment il a vécu cette période : "J'avais 23 ans, je sortais d'Amiens, j'étais heureux de vivre des choses dans la musique, de sortir un album. J'écoutais et je me suis dit, s'ils disent cela, c'est peut-être qu'ils ont raison". Remise en question puis souffrance. "J'ai souffert de ça et j'avais envie d'aborder ces thèmes dans l'album". Cette stigmatisation, on commence à la dénoncer pour les femmes qui en sont victimes, et "c'est bien", estime le chanteur, mais chez les hommes, cette dénonciation reste très "timide". 

durée de la vidéo : 03min 47
Le vrai-faux à propos d'Olympe ©France Télévisions

"Mélodies qui donnent la pêche"

Un côté mélancolique qu'il revendique, des messages forts et contrebalancés par des mélodies dansantes, positives. "Souvent, on me dit ‘souris un peu plus sur les photos", mais j'aime bien ne pas sourire aussi même si j'ai un côté hyper joyeux, moi je trouve que c'est dans les moments de mélancolie que je suis le plus inspiré et que j'écris le mieux... C'est vrai que pour moi c'est dur d'écrire sur des thèmes joyeux".

Un équilibre entre textes qui disent, dénoncent, susurrent une réflexion et des mélodies plus joyeuses, assez même "festives", qu'il a bien trouvé. A retrouver le 8 avril à 9h05 sur France 3 Hauts-de-France.