Migrants sur un ferry à Calais : 8 personnes jugées en comparution immédiate lundi

Samedi soir, une trentaine de migrants étaient montés à bord d'un ferry qui effectue la liaison Calais-Douvres / © MaxPPP
Samedi soir, une trentaine de migrants étaient montés à bord d'un ferry qui effectue la liaison Calais-Douvres / © MaxPPP

Six migrants et deux militants altermondialistes No border seront jugés lundi en comparution immédiate pour s'être introduits illégalement samedi soir sur un ferry dans le port de Calais.

Par AFP

Six migrants et deux militants altermondialistes No border seront jugés lundi en comparution immédiate pour s'être introduits illégalement samedi soir sur un ferry, a annoncé le procureur de Boulogne-sur-Mer Jean-Pierre Valensi.
Ces migrants, de nationalité afghane, soudanaise et érythréenne, et les deux militants français sont poursuivis pour "infraction au code des transports" et s'exposent à une amende de 3.750 euros et 6 mois de prison, a précisé le procureur lors d'une conférence de presse à Calais en présence de la préfète
du Pas-de-Calais.

"Les événements de la soirée de samedi sont consécutifs à une manifestation qui s'était déroulée sans heurts", a pour sa part rappelé Fabienne Buccio, la préfète qui a indiqué que "cet événement va (la) pousser à accorder d'autres manifestations de ce type avec un autre regard" à l'avenir.

Fabienne Buccio, préfète du Pas-de-Calais

Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait dit la "détermination totale du gouvernement à assurer l'ordre public à Calais",
après l'intrusion de migrants sur un ferry, un événement exceptionnel qui avait débouché sur 15 gardes à vue.
La nuit dernière, les forces de l'ordre ont "procédé à l'éviction de 350 migrants qui bloquaient le port de Calais" et dont certains étaient montés à bord d'un ferry, rapporte le ministère de l'Intérieur.

Quinze personnes placées en garde à vue samedi

35 personnes ont été interpellées - 26 migrants pour embarquement frauduleux sur un navire, et 9 militants du collectif "No Borders" -, et 15 ont été placées en garde à vue.
Face aux appels des élus locaux, par exemple celui du président de région Xavier Bertrand réclamant une "réunion de crise en urgence", le ministère a rappelé le versement de 50 millions d'euros dans le cadre d'un "contrat territorial", ainsi que le renforcement des mesures de maintien de l'ordre, notamment à travers la mobilisation depuis plusieurs mois de 17 unités de forces mobiles (compagnies de CRS et escadrons de gendarmes mobiles)

Le communiqué du ministère évoque aussi les "importants travaux de sécurisation du tunnel et du port" depuis l'été dernier, ainsi que la mise en place de "solutions humanitaires" qui "ont permis de ramener le nombre de migrants présents à 4.000, contre 6.000 il y a quelques mois".
Les services de M. Cazeneuve, qui se rend lundi à Amsterdam pour une réunion avec ses homologues de l'Union européenne, ont souligné qu'il s'était rendu 7 fois à Calais depuis qu'il est ministre de l'Intérieur.

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