Mohamed Abdeslam, frère de Salah : « Nous préférons le voir en prison que dans un cimetière »

Mohamed Abdeslam a deux frères impliqués dans les attaques terroristes de Paris : Salah Abdeslam, 26 ans, encore activement recherché par la police et Brahim Abdeslam, 31 ans, kamikaze du Comptoir Voltaire. Dans un entretien accordé à la RTBF, Mohamed demande à son frère de se rendre. 

Mohamed Abdeslam, frère de Salah et Brahim Abdeslam affirme ne pas voir été au courant des projets d'attentats de ses deux frères. Sur le plateau de la RTBF, le 22 novembre 2015.
Mohamed Abdeslam, frère de Salah et Brahim Abdeslam affirme ne pas voir été au courant des projets d'attentats de ses deux frères. Sur le plateau de la RTBF, le 22 novembre 2015. © RTBF
Mohamed Abdeslam semble l’avoir appris, il y a une semaine : il a deux frères terroristes. Le premier, Brahim Abdeslam, est mort en tentant de faire exploser le Comptoir Voltaire à Paris. Le deuxième Salah Abdeslam, 26 ans, est activement recherché. Aujourd’hui, les enquêteurs se demandent s’il ne s'est pas rétracté juste avant de commettre l’irréparable le 13 novembre, lors des attentats de Paris qui ont fait 130 morts.

Très sollicité par les médias, interrogé par la justice, Mohamed Abdeslam a témoigné sur le plateau de la RTBF. Il l’affirme, il est innocent, pas même complice. « Oui bien sûr j’étais proche de mes frères, je vivais avec eux, nous avions des conversations banales entre frère » , explique-il mais quand il les voit « deux ou trois jours avant les attentats », il ne se doute de rien. Ils auraient expliqué à leur mère « être partis en voyage d’hiver, au ski », apprend-on sur le site de la RTBF.

Manipulation ?

Certes, il avait noté un changement il y a environ 6 mois : « Mais pas inquiétant ni pour moi ni pour ma famille. Quand votre frère se met à prier, ce n’est pas forcément une radicalisation. Quand votre frère s’arrête de boire ce n’est pas forcément une radicalisation. C’est tout simplement des personnes qui pour nous souhaitaient s’assagir et respecter leur religion. » Pour lui, ses frères se sont fait manipuler.

Devant le juge, Mohamed Abdeslam a pu prouver qu’il ne se trouvait pas à Paris au moment des attentats. Il témoigne dans l’espoir de blanchir sa famille : «  J’espère que les gens pour comprendre que je ne suis pas que le "frère de", que nous ne sommes pas que la "famille de" et que, derrière il y a des gens respectueux et différents. »

Sur le plateau de la RTBF, il lance un appel à son frère Salah, toujours recherché par la police : « Nous souhaitons que Salah se rende pour nous apporter les réponses que nous attendons, nous famille, famille des victimes et les autres. » Puis il conclue : « Nous préférons voir Salah en prison que dans un cimetière. »
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