Municipales : Martine Aubry, maire de Lille, veut qu'on refasse les deux tours si le 2e est renvoyé à l'automne

Martine Aubry, le 15 mars 2020 lors du 1er tour des élections municipales / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Martine Aubry, le 15 mars 2020 lors du 1er tour des élections municipales / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Martine Aubry pense qu'il faudra revoter deux fois dans les villes où le 1er tour n'a pas désigné de vainqueur.

Par AFP

La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a estimé jeudi qu'il faudrait refaire les deux tours des élections municipales si le deuxième tour devait se tenir à l'automne, dans l'intérêt de la "démocratie". "On verra ce que dira le Conseil d'Etat qui avait parlé d'un délai raisonnable entre les deux tours. Si le deuxième tour devait être renvoyé en septembre-octobre, je pense qu'il faudrait refaire les deux tours et je pense que ce serait mieux pour que la démocratie puisse s'exprimer pleinement", a-t-elle déclaré sur France Inter.
 

Les gens avaient peur et ne sont pas venus.


Selon elle, "c'est vrai que ces élections n'ont pas eu lieu de manière la plus forte sur le plan de organisation démocratique. On n'y peut rien, les gens avaient peur et ne sont pas venus".

"Il y a eu une très, très grande abstention, notamment dans les quartiers populaires qui nous sont en partie favorables", a rappelé la candidate à un 4e mandat, arrivée en tête au premier tour le 15 mars avec 29,8% des voix.

Le second tour des municipales, prévu le 22 mars, a été reporté au lendemain du premier tour en raison de la crise du coronavirus. La date du report doit être fixée en fonction d'un rapport scientifique sur la situation sanitaire qui doit être remis le 23 mai au gouvernement.

Début avril, le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué un décalage "peut-être en octobre", même si l'hypothèse d'un vote le 21 juin n'était pas totalement écartée. "J'ai quelques doutes" sur la tenue du second tour en juin "car si une partie de la population était encore confinée", la concomitance avec ce scrutin serait "contradictoire", a jugé le président du Modem François Bayrou, lors du grand jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Je ne suis pas sûr que septembre soit la meilleure date, pour une raison simple, c'est que nous serons dans une situation de grave crise économique et ce sera l'urgence du moment", aait également réagi la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.
 

Sur le même sujet

Les + Lus