En 2018, le LOSC tiendra-t-il ses bonnes résolutions ?

Nouvel entraîneur et probable nouveau système de jeu : Lille entame l'année 2018 samedi (15H00) par un déplacement au Mans en 32es de finale de Coupe de France, pour relever la tête après une première partie de saison catastrophique sur les terrains et en dehors.

Chez des Manceaux qui occupent la première place de National 2, la quatrième division nationale, les hommes de Christophe Galtier, qui a succédé à Marcelo Bielsa, limogé, doivent faire respecter la hiérarchie pour se qualifier pour le tour suivant. Mais surtout prouver qu'ils assimilent déjà les principes de leur nouveau coach.

Ancien joueur du LOSC de 1987 à 1990, Galtier, 51 ans, a signé un contrat d'un an et demi le 29 décembre. Il arrive dans le Nord avec l'ambition de remettre sur les rails une équipe qui n'occupe que la 18e place en championnat, loin de l'objectif  de début de saison du Top 5.

Amadou possible partant

Après le passage agité de Bielsa et l'intérim à peine plus réussi sur le plan comptable d'une équipe technique de quatre menée par Joao Sacramento et Fernando Da Cruz, l'ancien entraîneur de Saint-Étienne, qui sort de six mois de coupure après avoir entraîné dans le Forez neuf saisons durant, doit réussir à ramener de la sérénité malgré un contexte défavorable.

Outre une place de barragiste provisoire en Ligue 1, Lille a en effet été interdit de recruter par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme du foot professionnel. Même si des négociations sont en cours pour faire revenir Xeka et Eder, prêtés respectivement à Dijon et au Lokomotiv Moscou, le club déjà peu convaincant sportivement lors de la phase aller pourrait même voir son effectif affaibli cet hiver.

Plusieurs joueurs sont ainsi courtisés, à commencer par Ibrahim Amadou, qui plaît à plusieurs clubs anglais. Le milieu défensif et capitaine du LOSC, qui ne sera pas retenu en cas d'offre jugée suffisante - Lille en espère au moins 20 millions - pourrait donc rapidement quitter le Nord. Christophe Galtier connait ce contexte particulier. "J'ai intégré le fait qu'on ne pourra pas recruter mais de cet handicap, on va en faire un atout", a-t-il dit lors de sa présentation à la presse. "Les joueurs sous ma direction ne devront pas s'inquiéter de nouvelles arrivées. Mon job, c'est de créer un groupe et une équipe avec les gens présents aujourd'hui."

Vers un 4-4-1-1

C'est dans cette optique qu'il a emmené 24 joueurs en stage pendant cinq jours sous le soleil de Murcie (sud-est de l'Espagne), multipliant les entraînements et donnant des indices sur son projet de jeu. Lui qui avait assuré que "les joueurs ont besoin de repères et de clarté dans le projet" et qu'ils sont "efficaces quand ils jouent leur partition" ne se prêtera pas aux mêmes essais que ses prédécesseurs.

Pour sa première au Mans, Galtier devrait aligner son équipe en 4-4-1-1, un système qui se veut solide et compact. La solidarité, mot parfois oublié par un groupe pas toujours uni hors du terrain, devra se ressentir dessus. Le retour des Lillois à une place plus digne de leur statut est à ce prix.
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