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300 personnes manifestent à Lille pour soutenir Théo, agressé à Aulnay-sous-Bois

300 personnes se sont réunis place de la République à Lille, ce jeudi soir, pour soutenir Théo et dénoncer les violences policières. Le cortège a défilé dans les rues de Lille pendant près de deux heures. 
© AFP
Quelque 300 personnes ont manifesté jeudi soir à Lille pour apporter leur soutien à Théo, victime d'un viol présumé lors d'une arrestation brutale à Aulnay-sous-Bois, et "dénoncer les violences policières", a constaté une journaliste de l'AFP. "Justice pour Théo et pour toutes les victimes de violences policières", pouvait-on lire sur une banderole en tête de cortège.
"Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n'oublie pas, on ne pardonne pas", "Pas de justice, pas de paix", "Police partout, justice nulle part", ont scandé les manifestants lors de cette manifestation non déclarée en préfecture. 


Après s'être rassemblés à 18h30 Place de la République, dans le centre-ville de Lille, les manifestants ont défilé pendant plus de deux heures dans la ville. Ils ont tenté de se rendre devant le commissariat central, mais ont été empêchés par un barrage de policiers. "La police doit protéger les citoyens et non les frapper ! Il y a eu un abus de pouvoir, le jeune Théo n'aurait jamais dû être molesté comme ça. Ce qui me révolte aussi, c'est les stigmatisations systématiques de certaines populations", a regretté Claude, 72 ans.

Viol et violences volontaires en réunion

"Aujourd'hui, dans les quartiers populaires, il y a des gens qui se font tuer, Théo s'est fait violer et on est là, parce qu'on ne peut pas laisser faire sans agir, on doit dénoncer l'impunité policière", a affirmé Clara, 20 ans. "Urgence, urgence, la police assassine en toute impunité", "Flics, violeurs,  assassins",ont encore lancé les manifestants.


Théo, jeune homme de 22 ans dit avoir été victime le 2 février d'un viol avec une matraque télescopique lors d'une interpellation violente aux 3.000, une cité d'Aulnay-sous-Bois. Toujours hospitalisé en raison de graves blessures dans la zone rectale, il s'est vu prescrire 60 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Dimanche, quatre policiers ayant procédé à l'interpellation ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion. L'un d'entre eux est également accusé de viol. Ils ont tous été suspendus par une décision du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.
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