5 choses à savoir sur Paul El Kharrat, écrivain, chroniqueur et champion hypermnésique des 12 Coups de midi

Même s'il s'est fait détrôner le 25 février 2024 par un autre candidat dans l'émission "Les douze coups de midi", Paul El Kharrat reste celui qui a remporté 152 fois le jeu de façon éclatante, en 2019, à seulement 20 ans. Autiste asperger, hypermnésique, découvrez le parcours de cet écrivain, habitué des "Grosses Têtes" et des plateaux télé.

Le 25 février 2024, Emilien a dépassé dans le classement deux candidats emblématiques des Douze coups de midi, dont Paul El Kharrat. Ce dernier avait pourtant suivi un parcours incroyable dans l’émission, en 2019. Les téléspectateurs s’en souviennent encore : 152 victoires et près de 700 000 euros de gains pour ce jeune homme atteint du syndrome d’Asperger et hypermnésique.

1 - Un candidat exceptionnel

Son humour et ses impressionnantes connaissances avaient conquis le public. Ses principaux atouts ? "Ma mémoire et ma culture, reconnaît volontiers Paul. Après, ça ne suffit pas pour rester aussi longtemps. Il faut avoir une endurance, une résilience et une maîtrise de soi et de ses émotions pour pouvoir demeurer longtemps dans le jeu, cinq mois et demi pour ma part."

"Il a fallu que je me maîtrise, que je m’imprègne de l’environnement, que je fasse fi des stimuli en tout genre, des lumières, du bruit, du public. Après, j’ai réussi un peu plus à m’ouvrir, à plaisanter, à rigoler et à être plus loquace qu’au début."

J’ai toujours aimé faire rire, être un boute-en-train, pour exister un tant soit peu.

Paul El Kharrat, écrivain et chroniqueur

Son humour et sa nouvelle aisance sont de précieux alliés pour celui qui est désormais chroniqueur radio et télé, aux Grosses Têtes avec Laurent Ruquier et dans l’émission Camille et Images sur TF1 aux côtés de Camille Combal.

"Pendant toute ma scolarité, j’ai toujours aimé faire rire, raconte Paul El Kharrat, être un boute-en-train qui amusait la galerie, pour exister un tant soit peu. Parce que d’un autre côté, j’étais souvent seul, isolé, j’aimais aller lire à la bibliothèque où il n’y avait pas grand monde. La classe, c’était un peu un terrain de jeu pour mettre à profit toutes mes capacités drolatiques et j’ai souvent été mis dehors ou puni !

2 - Un habitué des Grosses Têtes

"Une fois ma scolarité achevée, j’ai continué à des degrés divers parce que quand on s’improvise « clown », il faut le public pour. Après, quand tu es aux Grosses Têtes, tu peux beaucoup plus facilement rigoler de tout et de n’importe quoi, avec ce genre de public."

L’émission, c’est aussi de belles rencontres, comme avec Liane Foly : "C’est une des Grosses Têtes avec laquelle j’ai le plus d’atomes crochus. On mange ensemble, on se prend en photo, on discute beaucoup sur les réseaux et en face-à-face. C’est une belle personne, on peut compter sur elle si on cherche une épaule sur laquelle se poser."

3 - Une famille qui le soutient

Paul El-Kharrat a été détecté autiste Asperger très tard, vers l’âge de 16 ans : "Mes parents savent très bien d’où je viens, le parcours qui a été le mien, les obstacles que j’ai pu rencontrer, les moments où je me suis affaissé et où je n’arrivais plus à me relever."

"Ils ont été à mes côtés. Je sais parfaitement l’importance que revêt cette famille pour moi. Être là aujourd’hui, que de chemin parcouru ! Ils m’encouragent, ils sont fiers de moi, c’est sûr !"

Les bibliothèques symbolisent ce qui se passe dans ma tête : de vastes étagères avec plein de livres, sur plein de sujets différents, regroupés en thématiques.

Paul El Kharrat, écrivain et chroniqueur

4 - Une mémoire comme une bibliothèque

De son incroyable mémoire, qui lui permet de tout retenir mais malheureusement aussi de ne rien oublier, il dit qu’elle est organisée "comme une bibliothèque". Il a d’ailleurs en permanence dans son téléphone la photo de celle de Prague.

"Toutes les bibliothèques historiques, je les adore, explique Paul. Elles symbolisent bien ce qui se passe dans ma tête, c’est-à-dire des vastes étagères avec plein de livres, sur plein de sujets différents, regroupés en thématiques. Il suffit de prendre un livre ou d’ouvrir un tiroir, et de glaner les informations qui m’intéressent sur tous les sujets, artistiques, scientifiques, historiques."

5 - Un quatrième livre

Ce fan de dictionnaires - il en possède plusieurs - est aussi écrivain. Il vient de sortir son quatrième livre, Crimes et mystères de France, chez Harper Collins.

"Il y a des crimes depuis aussi longtemps que l’homme existe sur terre, souligne-t-il. J’avais à cœur de montrer, à travers des portraits de gens connus ou pas, que des choses abominables ont été commises qui ne sont peut-être pas uniquement le fait de l’individu au sens strict du terme, mais la conséquence humaine de la pauvreté, de la vengeance, etc. La plupart des affaires ont été résolues et le coupable exécuté."

Monstres sanguinaires, empoisonneuses désespérées et victimes d'erreurs judiciaires... Le livre invite à un terrifiant tour de France.

(Article publié sous une autre forme le 28 janvier 2024)