Selon Blanquer, à Roubaix et Maubeuge, la loi islamique a remplacé la loi républicaine et “ça se voit”

12/02/20 / © Alain JOCARD / AFP
12/02/20 / © Alain JOCARD / AFP

Les maires de Roubaix et Maubeuge sont en colère suite aux déclarations du ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer sur leurs villes.  

Par Hélène Tonneillier

La polèmique enfle sur les réseaux sociaux suite aux propos tenus sur France Info par Jean-Michel Blanquer. Le journaliste le questionne dans combien de quartiers la loi islamique a remplacé la loi républicaine ? " C'est difficile de donner un chiffre exact mais c'est vrai qu'on voit certains quartiers où cela s'est accentué. Il m'arrive d'aller dans certaines villes et ça se voit tout simplement," répond le ministre. Où par exemple ? insiste le journaliste. "Roubaix, pour ne prendre que cet exemple. Maubeuge pour vous donner un autre exemple... Des endroits où je suis allé récemment."
Être cité en exemple dans ce contexte n'a pas plu aux maires des villes concernées. Le maire de Roubaix, Guillaume Delbar a ainsi vivement réagi, en invitant le ministre de l'Education à venir le voir pour une "vraie visite de terrain".
Le maire de la commune, qui a aussi jugé les propos du ministre "péremptoires". "Monsieur Blanquer a dit qu'il était du côté des maires, ce n'est pas avec des discussions comme ça, des jugements péremptoires et à l'emporte-pièce, qu'on va réussir à avoir une relation sereine", explique l'élu au micro de BFM.
A Maubeuge, déjà égratignée par la presse nationale, le maire UDI Arnaud Decagny ne décolère pas. Il a appelé le cabinet du ministre pour se plaindre. "Je pense que les propos de Monsieur Blanquer sont relatifs à sa venue à Maubeuge, où il est venu devant un collège, il est entré à l'intérieur et n'a pas fait plus de rues", lâche-t-il à franceinfo.
"Aujourd'hui, il n'y a pas de zones de non-droit à Maubeuge, je l'invite à venir sans escorte policière pour voir ce qu'est la réalité de Maubeuge, et voir que l'image qu'il peut en avoir n'est pas la réalité". 

Ces propos n'ont pas choqué que les hommes politiques. Des habitants aussi ne se reconnaissent pas dans cette description. 
 

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