Cyclisme: Guillaume Martin, meilleur grimpeur de la Vuelta, conclut en beauté une saison mitigée pour Cofidis

La saison cycliste vient de s'achever avec la dernière étape du Tour d'Espagne disputé dans des conditions particulières. Le grimpeur  Cofidis Guillaume Martin remporte le Grand Prix de la Montagne avec le maillot à pois. Une satisfaction à l'issue d'une saison moyenne pour l'équipe nordiste.
Guillaume Martin avec le maillot à pois de meilleur grimpeur.
Guillaume Martin avec le maillot à pois de meilleur grimpeur. © Oscar Del Pozo / AFP
Le Tour d'Espagne s'est terminé ce dimanche par une étape sans relief autour de Madrid. Sans surprise, le Slovène Primoz Roglic remporte la Vuelta pour la 2è fois consécutive. Une course qui a mis un point final à une saison bien mouvementée.
Un coureur de Cofidis est monté sur le podium final après cette 18è étape remportée au sprint par l'Allemand Pascal Ackermann. Guillaume Martin a remporté le Grand Prix de la Montagne et conservé jusqu'au bout le maillot à pois bleus qui récompense le meilleur grimpeur de la course. Une belle satisfaction même si l'équipe nordiste visait plutôt une victoire d'étape, après deux échecs au Tour de France et au Tour d'Italie. C'est d'ailleurs la 6è fois qu'un coureur de Cofidis remporte ce trophée.  Après avoir perdu du temps lors des premiers jours, le Normand a pu jouer sa carte personnelle et s'est constamment montré au premier plan en figurant dans 7 échappées sur 18 étapes. Il a frôlé la victoire dans la 5é étape, battu sur le fil par le Belge Tim Wellens, et dans la 10é étape, où Roglic a mis fin à son coup de force. Au classement général, Martin termine 14è et 2è Français (derrière David Gaudu 8è). Il avait déjà terminé 1è Français du Tour de France (11è) en septembre.
« Porter ce maillot à pois, c’est une grande fierté", a-t'il confié après l'arrivée." Il s’agit d’un maillot très symbolique quand on est grimpeur et très populaire aussi. Ça a d’autant plus de valeur que notre équipe a une histoire particulière avec ce maillot à pois, avec David Moncoutier et Nicolas Edet. L’endosser lors de ma première saison chez Cofidis, c’est une belle histoire. La manière dont je l’ai conquis a changé mes habitudes. Cette fois, j’ai couru de manière relâchée en me portant très souvent à l’attaque. J’ai pris beaucoup de plaisir à courir comme ça. »
Le Normand a donc réussi sa première saison sous les couleurs de Cofidis, même s'il n'a pas levé les bras sur la ligne d'arrivée.

Le flop Viviani

C'est d'ailleurs tout le problème de l'équipe nordiste lorsqu'on tire le bilan de cette saison tronquée, qui marquait son retour dans le circuit World Tour, la 1è division du cyclisme professionnel. 
L'année avait pourtant commencé en beauté par une victoire de Attilio Viviani lors de la 1è étape de la Tropicale Amissa Bongo en janvier. Depuis, plus rien...
Pourtant, l'équipe de Cédric Vasseur fondait d'énormes espoirs de succès en recrutant l'autre Viviani, Elia, et considéré comme l'un des tout meilleurs sprinters mondiaux.
Malheureusement, le champion d'Europe italien a complètement raté sa saison sur route, qu'il termine pour la 1è fois de sa carrière sans aucun bouquet. Il n'aura pas fait mieux que Nacer Bouhanni lors de sa dernière saison, et sans raison vraiment claire.
Sa chute lors du Tour Down Under en Australie en janvier l'a visiblement handicapé en début de saison. Il n'a pas retrouvé sa vélocité lors des courses qui ont pu se dérouler en Europe, avant que le rideau tombe après Paris-Nice à cause de la covid-19.
Mais après la reprise début août, Elia Viviani a visiblement perdu en confiance en enchaînant les échecs au sprint. Cofidis comptait sur lui pour le Tour de France et le Tour d'Italie. Mais il n'a jamais lutté pour la victoire et a même peiné pour accrocher un accessit. Bref, une saison blanche pour la principale recrue de Cofidis, qui espère se remettre d'aplomb en 2021.

Nous terminons brillamment cette saison si particulière et je suis sûr que cette dynamique va encore s’intensifier en 2021."

Cédric Vasseur


Bilan décevant aussi pour le 3è leader, Jesus Herrada, qu'on attendait sur les grands tours, aux côtés de Guillaume Martin. L'Espagnol n'a pas eu le même rendement qu'en 2019.
Déception aussi pour le 4è mousquetaire, Christophe Laporte, attendu sur les classiques de printemps. Mais le routier-sprinter varois avait été victime d'une chute collective au tout de San Juan en début d'année. Une fracture du poignet l'a obligé à une opération. Les classiques n'ont pas eu lieu et Laporte est revenu en août. Mais il n'a pas brillé sur les courses reprogrammées et a terminé sa saison par une 7è place aux Trois Jours de La Panne.
Le maillot à pois de Guillaume Martin offre donc une belle consolation à une équipe Cofidis qui a souvent montré le maillot à la télé, sans parvenir à concrétiser, dans cette année bizarre. Ce qui fait dire à Cédric Vasseur, le manager de l'équipe:"Nous terminons brillamment cette saison si particulière et je suis sûr que cette dynamique va encore s’intensifier en 2021."
L'équipe a déjà été renforcée pour retrouver le chemin de la victoire en 2021.
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