La députée du Nord Valérie Petit quitte LREM

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Elle avait toujours refusé de soutenir sa rivale Violette Spillebout à l'investiture LREM pour l'élection municipale à Lille.

Par Quentin Vasseur

Entre la député du Nord Valérie Petit et La République en Marche, l'idylle est finie. L'élue a annoncé, ce mardi 14 janvier dans un communiqué, avoir démissionné du mouvement majoritaire à l'Assemblée nationale afin de "retrouver sa liberté politique pour servir avec force mais indépendance les Français​​​​​​​"

 

"Des pratiques hors-jeu a sein du mouvement"


Dans le communiqué, elle se dit "convaincue que l’avenir n’est plus aux partis et aux apparatchiks, mais aux coalitions de projets et aux leaders rassembleurs, à l’exemplarité et à l’empathie sans faille". Et pointe également "des pratiques hors-jeu au sein du mouvement".
 

En réalité, le désamour ne date pas d'hier. Il trouve même, sans doute, ses racines dans la décision de Valérie Petit de briguer l'investiture du parti dès le début 2019 en vue des municipales. Elle disait alors, en janvier dernier, "subir des pressions" au sein du parti présidentiel pour la "décourager". 
 

Elle avait même refusé de soutenir Violette Spillebout lorsque celle-ci avait été désignée candidate LREM, invoquant "l'objection de conscience". "Le choix fait par la commission nationale d'investiture de la République en marche me pose des problèmes d'éthique" déclarait-elle dès août 2019. Et interrogée en novembre dernier, elle avait à nouveau répété qu'elle ne soutenait toujours pas Violette Spillebout, tout en se disant "dans une grande loyauté vis-à-vis du mouvement."
 

Pour autant, Valérie Petit précise qu'elle continuera "à jouer pleinemet son rôle au sein du groupe parlementaire, en tant qu'apparentée" au mouvement La République en Marche.
 

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