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La SNCF confirme vouloir supprimer la moitié des TGV directs Douai-Paris et Calais-Paris

UN TGV (image d'archives) / © MAXPPP
UN TGV (image d'archives) / © MAXPPP

La SNCF a confirmé vouloir supprimer trois "TGV directs quotidiens dans chaque sens" entre Douai (Nord) et Paris, selon le plan de dessertes pour 2020 présenté jeudi aux élus locaux, très remontés contre ce projet.

Par @F3nord avec AFP

La liaison directe entre Douai et Paris "sera composée en semaine de 4 TGV directs quotidiens dans chaque sens" en 2020, "contre 7 actuellement", selon le projet de service remis par la SNCF aux élus locaux lors d'une réunion de travail à Douai. 

Seraient ainsi remplacés par des correspondances TER et TGV le direct Douai-Paris de 12h51 et les directes Paris-Douai de 10h52 et de 14h52, d'après ce document.
 

"Coup de bambou inacceptable"


Furieux, le maire de Douai Frédéric Chéreau (PS) a fustigé un "coup de bambou inacceptable" sur le territoire et appelle "citoyens et élus" à manifester contre ce projet samedi à 14h30 devant la gare de Douai, l'une des plus importantes des Hauts-de-France avec "2,9 millions de voyageurs" chaque année selon la SNCF.

Une manifestation avait déjà été organisée le 7 février devant la gare, après "une rumeur interne à la SNCF", selon M. Chéreau à l'époque, faisant état de ce projet de réduction du nombre de dessertes.

Le maire de Douai a lancé une pétition en ligne, adressée au patron de la SNCF Guillaume Pépy, qui avait recueilli jeudi près de 10.000 signatures. Le directeur de TGV-Nord, Tanguy Cotte-Martinon, a souligné "le maintien d'une offre dense dans les horaires de pointe" , défendu la réponse apportée à "la demande des Hauts-de-France" d'augmenter les capacités de transport entre les villes de la région, et rappelé que "82% des voyageurs en gare de Douai sont intra-régionaux".
 


La SNCF consultera les élus locaux "jusqu'à l'été", a indiqué le directeur régional de la SNCF, Frédéric Guichard.  A l'instar du président de Douaisis Agglo, Christian Poiret (divers droite), les élus présents à cette réunion ont martelé qu'ils iraient "jusqu'à exiger le soutien du président de la République". « On ne va rien lâcher et on fera remonter l’affaire jusqu’au président de la République. On ne peut pas nous dire il y a deux ans qu’on va aider le bassin minier et aujourd’hui nous enlever notre mobilité », explique Christian Poiret, président (DVD) de la communauté d’agglomération du Douaisis dans 20 minutes.
 

Calais : offre TGV divisée par deux


Même colère ce jeudi à Calais, où la SNCF a annoncé qu'il y aurait deux fois moins de trains directs entre Calais et Paris et que la durée des 4 trajets restants va s’allonger (à cause d'un arrêt par Lille et Arras).

"Il y a 15 ans, pour faire Calais-Paris, il fallait 1h20, a expliqué Natacha Bouchart, maire de Calais à Radio 6. Depuis 8 ans, c'est 1h40 et là, on nous annonce que non seulement, on nous supprime des trains directs et en plus le trajet maintenant sera de deux heures. Je ne suis pas contente du tout."

D'autres villes comme Saint-Omer, Lens ou Béthune pourraient être concernées par ces suppressions annoncées.
 



 

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