Usine Tim à Quaëdypre : après la liquidation, le gouvernement annonce une prise en charge des salariés

Les pouvoirs publics espèrent toujours pouvoir trouver un nouveau repreneur.

Par AFP

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a annoncé jeudi une prise en charge individuelle pour les 304 salariés du fabricant de cabines d'engins de chantier Tim, placé en liquidation fin novembre. 

 

Prise en charge avant le licenciement


"On va prendre en charge individuellement les salariés avant même qu'ils soient licenciés afin que chacun retrouve une trajectoire professionnelle", s'est engagée Agnès Pannier-Runacher à l'issue d'une réunion à Dunkerque (Nord) avec le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), et des représentants syndicaux de l'entreprise.
 

Elle a annoncé que les salariés seraient accompagnés "dans un dispositif Pôle emploi, et ce avant la trêve de Noël".

 

Encore un espoir ?


Les pouvoirs publics espèrent encore trouver un ou plusieurs repreneurs pour relancer l'activité sur le site de Quaëdypre (Nord). "Pour l'instant, des gens se montrent intéressés par le site, mais rien n'est encore solide et sérieux", a déclaré Xavier Bertrand.
  

"La Région et la communauté de communes doivent avoir leur mot à dire et on fera une offre pour obtenir un droit de regard", a-t-il ajouté.

 

"On se sent aidés et non abandonnés"


Xavier Bertrand a également annoncé que la région pourrait soutenir financièrement des formations à destination des salariés, "à condition que cela amène sur un emploi". Une nouvelle réunion à ce sujet doit se tenir la semaine prochaine.

"On se sent aidés et non abandonnés", a reconnu Olivier Cresson, délégué CGT, tout en estimant que jusqu'ici "rien ne change". "On attendant maintenant les premiers travaux du comité de suivi".
 

L'entreprise Tim, contrôlée par l'homme d'affaires bulgare Fil Filipov, avait été placée en liquidation sans poursuite d'activité le 27 novembre, après des mois de difficultés attribuées par certains à la gestion de son dirigeant et au manque de soutien du gouvernement.
 

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